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Y a-t-il de l’argent à gagner dans le cinéma?

Charlotte Pudlowski, mis à jour le 15.07.2013 à 12 h 55

Cinéma de Martha's Vineyard en 2010. REUTERS/Brian Snyder

Cinéma de Martha's Vineyard en 2010. REUTERS/Brian Snyder

En 2012, The Dark Knight Rises a engrangé 1 milliard de dollars au box-office mondial. La même année, Instagram a été racheté par Facebook pour la même somme. Le New York Times interroge: vaut-il mieux investir dans le cinéma, ou la Sillicon Valley?

«Si vous voulez vraiment un pari sûr, la réponse est aucun des deux, répond Ilya A. Strebulaev, professeur de finances à Stanford . (…) Ces deux industries sont imprévisibles et instables, et ne sont pas idéales pour gagner de l’argent.»

«Hollywood et la Silicon Valley n’existent que grâce à quelques rares mais juteux succès», selon Strebulaev. «Si vous prenez n’importe quel film au hasard, il perd de l’argent. Hollywood gagne de l’argent grâce à ses gros succès. Il en va exactement de même pour la Silicon Valley, l’investissement de base se fait à perte. Pour ces deux industries, il s’agit d’investissements alternatifs.»

Il y a néanmoins de l’argent à gagner dans le cinéma. «Seulement» sept films sur 10 échouent au box-office –c’est-à-dire ne récupèrent pas les investissements de départ. Et il existe des investissements moins incertains que d’autres, comme les franchises de gros succès: les Harry Potter et autres Twilight.

En 2010, CNBC prenait l’exemple de Very Bad Trip, qui comporte désormais trois volets. 35 millions de dollars à fabriquer pour le premier. 242 millions de recettes. 

D’autres films, moins connus, ont généré d’importants retours sur investissement, selon Baseline Intelligence, qui s'occupe d’études de marché sur l’industrie du cinéma:

  • The Blind Side, qui a coûté 35 millions de dollars pour en rapporter 221 au box office américain.
  • Le projet Blair Witch, qui n’a coûté que 300.000 dollars à la fabrication, et a rapporté 141 millions de dollars sur le marché américain.

«Tous les échecs sont soulignés», expliquait alors à CNBC James Jaeger, réalisateur indépendant et propriétaire de Matrixx Productions. «Mais les investisseurs peuvent vraiment voir le bon côté dans l’industrie du cinéma, comparé par exemple à l’immobilier.» Sans compter que les échecs en salles peuvent encore avoir une seconde vie en DVD, VOD, SVOD (comme Canal Play Infinity, par exemple)...

«Et il ne faut pas oublier que les résultats des films sont indépendants des fluctuations de la Bourse, une caractéristique prisée quand il s’agit d’investissements alternatifs.»

Charlotte Pudlowski
Charlotte Pudlowski (740 articles)
Rédactrice en chef de Slate.fr
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