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Le livre secret de J.K. Rowling, auteure de la saga Harry Potter

Temps de lecture : 2 min

L'écrivaine a écrit un polar sous pseudonyme, pour échapper aux attentes associés à son nom. Mais maintenant que ce n'est plus un secret, son livre est en tête des meilleures ventes d'Amazon.

J.K. Rowling / fast50 via Flickr CC License By
J.K. Rowling / fast50 via Flickr CC License By

L'auteure de la célèbre saga Harry Potter J.K. Rowling a secrètement écrit un roman sous le pseudonyme de Robert Galbraith, a découvert le Sunday Times (article payant). Le roman policier, intitulé The Cuckoo's Calling, a reçu de très bonnes critiques lors de sa sortie en avril dernier.

Il raconte l'histoire d'un ancien-combattant devenu détective privé, Cormoran Strike, qui doit enquêter sur la mort mystérieuse d'un mannequin tombé d'un balcon.

Le livre rappelle à l'auteur de polars Val McDermid «pourquoi je suis tombé amoureux de la fiction policière à la base», et Mark Billingham, autre auteur policier dont la citation apparaît sur la quatrième de couverture, dit de Cormoran Strike qu'il est «l'un des détectives les plus uniques et irresistibles que j'ai jamais rencontré».

Le site web de l'éditeur affirmait que Robert Galbraith était le pseudonyme d'un ancien enquêteur de la police royale militaire, qui avait quitté les forces de l'ordre en 2003 pour travailler dans la sécurité, rapporte le Sunday Times, sauf que non.

Il s'agissait en fait de J.K. Rowling, qui s'explique:

«J'avais espéré garder ce secret un peu plus longtemps, parce qu'être Robert Galbraith a été une expérience si libératrice. Cela a été merveilleux de publier sans attentes ni buzz, et un pur plaisir de recevoir des critiques sous un nom différent.»

Un des indices qui a mené à la découverte est que J.K. Rowling et Robert Galbraith avaient le même agent et le même éditeur, Sphere, qui a publié son premier roman pour adultes, Une place à prendre.

On peut comprendre pourquoi l'auteure a cherché à échapper à sa célébrité. Une place à prendre a été aussi attendu que critiqué. Le Guardian en avait notamment dit qu'il est «prisonnier de ses conventions», «l’intrigue est souvent prévisible», les métaphores sont maladroites... Si le livre n’est «pas si mauvais», tempérait le quotidien britannique et que «tout se tient plutôt gentiment», cela laisse «un sentiment de déception».

D'un autre côté, c'est ce nom, et le plan communication de l'écrivaine, qui la fait vendre. Une place à prendre avait été entouré de secret, avec «une lecture des épreuves proposée à des journalistes triés sur le volet, embargo international sur le sujet de son nouveau livre et teasing au compte-goutte»... et avait vendu 125.000 exemplaires au Royaume-Uni la semaine de sa sortie.

Par comparaison, The Cuckoo's Calling, sorti en avril au Royaume-Uni, en est à 1.500 exemplaires papiers vendus. Comme le note le New Statesman, avant que le secret soit révélé, il était classé 4.709ème dans la liste des meilleures ventes d'Amazon. Le livre est désormais premier! Et ses ventes ont augmenté de 156.866% en un jour...

Un autre livre avec Cormoran Strike comme héros est prévu pour l'an prochain.

L'ironie de l'histoire, c'est que «J.K. Rowling» est déjà un pseudonyme: l'auteure s'appelle en réalité Joanne Rowling, mais a adopté ces initiales en guise de prénom parce que son éditeur «pensait que les jeunes garçons pourraient être circonspects face à un livre écrit par une femme»...

C.D.

Cécile Dehesdin Rédactrice en chef adjointe

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