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Le grand ras-le-bol des graphistes français

Margaux Leridon, mis à jour le 03.07.2013 à 11 h 19

Espace public saturé d’une publicité accablante de pauvreté visuelle, absence manifeste de culture graphique chez les citoyens, commande publique privilégiant l’efficacité économique sur la créativité… La liste de griefs énoncés par les graphistes signataires de la lettre ouverte «Partager le regard», explicitée dans Télérama par les commentaires de professionnels, charge sans ménagement les pouvoirs publics, désignés comme les principaux responsables d’une situation délétère.

Ce sont eux, en effet, qui s’obstinent à sous-payer les ateliers de graphistes, à exiger des avant-projets là où de simples devis suffiraient, bien sûr sans indemniser les designers non retenus, et à rechercher à tous prix des «images sexy», au détriment de l’innovation. Cette conception du graphisme comme un art mineur, strictement utilitaire, se retrouve au niveau des institutions culturelles françaises, qui refusent de lui laisser la place qu’il mérite dans les musées, contribuant à former des citoyens graphiquement incultes… qui seront plus tard les premiers à commander des affiches «sexy» et de visuels «efficaces». Une situation bien partie pour durer donc, si personne ne se décide à agir. 

Margaux Leridon
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