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Trailer est-il? «Hellaware», des rappeurs arracheurs de zizis

Temps de lecture : 2 min

Marketing viral et rap hardcore peuvent faire bon ménage.

Come out and plaaaay - DR
Come out and plaaaay - DR

On pourrait croire le marketing viral autour des films réservés aux blockbusters friqués pouvant se permettre de lâcher un budget insensé en promotion et autres délires transmedia. Ce serait une erreur, d'autant que plus un film est attendu, moins –la plupart du temps– l'internaute se fait piéger par ce type de com'.

D'ailleurs, l'ancêtre des campagnes promo web efficaces étant le Projet Blair Witch produit pour peau de balle en 1999, autant dire que petit budget et viralité maximale ne sont pas incompatibles.

Un film américain vient d'en donner un brillant exemple. Il y a quelques semaines, le web ricain s'excitait autour d'un improbable clip de rap horrorcore, ce «genre musical dérivé du hip-hop basé sur des thèmes et paroles sur les films d'horreur» comme dirait Wikipedia. Si vous traînez souvent sur Internet, le groupe Insane Clown Posse ne doit pas vous êtes inconnu, tout comme le fonctionnement des aimants.

Mais revenons à notre fameux clip: le morceau, poétiquement intitulé I'll cut yo dick off («j'te couperai la teub»), est chanté par le groupe Young Torture Killaz, et voilà ce que ça donne:

Pas étonnant que les blogs, Twitter et autres forums se soient excités devant un truc pareil, comme l'évoque dans un article le site Indiewire qui revient sur les internautes floués. Floués car le groupe est fictif et fait partie intégrante du script du film Hellaware, signé Michael Bilandic, dont c'est le deuxième long métrage après un premier produit par un certain Abel Ferrara.

Hellaware raconte comment un photographe hipster écoeuré par le microcosme artistique de New York décide de suivre un groupe de rappeurs ploucs du Delaware. Visiblement, sa rencontre risque de laisser des traces indélébiles, à en juger par l'appétissant trailer de la chose:

Le film, projeté la semaine dernière en première mondiale au BAMcinemaFest, à Brooklyn, semble avoir excité les chanceux l'ayant découvert là-bas. On ne sait quand la France pourra espérer une projection, mais on compte sur la page Facebook du film pour nous l'indiquer le plus tôt possible.

Alexandre Hervaud

Alexandre Hervaud Journaliste

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