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Trailer est-il? spécial James Gandolfini, une cible émouvante

Alexandre Hervaud, mis à jour le 20.06.2013 à 12 h 28

La preuve en trois films que le génial interprète de Tony Soprano n'a pas vraiment été gâté par les distributeurs français.

James Gandolfini dans Violet & Daisy - DR

James Gandolfini dans Violet & Daisy - DR

Ce jeudi 20 juin, on avait prévu de vous présenter une sympathique comédie romantico-loufoque. Hélas, ce sera pour plus tard, le destin funeste du grand James Gandolfini, disparu mercredi 19 juin à Rome à l'âge de 51 ans, en ayant décidé autrement.

Les articles sur ses meilleurs rôles ou à base d'anecdote hilarante ne vont pas manquer, alors contentons-nous de faire notre job habituel: vous parler de films pas encore visibles, du moins légalement, de notre côté de l'Atlantique. De films avec Gandolfini, du coup, sinon ça n'a pas de sens.

«Violet & Daisy», tueuses jeunes et jolies

Curieux destin rencontré par le film Violet & Daisy réalisé en 2011, et resté pendant très longtemps au frigo puisqu'il n'est sorti aux Etats-Unis il y a quelques semaines uniquement. Ecrit et réalisé par Geoffreu Fletcher, scénariste de l'infâme Precious, Violet & Daisy suit deux jeunes tueuses à gages incarnées par Saoirse Ronan (Les Âmes Vagabondes) et Alexis Bledel (Mad Men). Engagées par ce vieux briscard de Danny Trejo pour dessouder le personnage de James Gandolfini, nos deux hitgirls ne vont pas remplir leur mission aussi facilement qu'espéré.

Pour l'heure, on ne dispose d'aucune date de sortie française pour ce film fort trippant à en croire sa bande-annonce:

«Not Fade Away», retrouvailles sopraniennes

Disparu des écrans radars pendant des années, David Chase, le créateur des Soprano, retrouve son acteur fétiche sur le tournage de Not Fade Away, son premier long métrage en tant que réalisateur.

Gandolfini y joue (encore) le rôle d'un père, dont le rejeton cherche à percer avec son groupe de rock. Le film, sorti fin 2012 outre-Atlantique, se déroule dans le New Jersey des années 1960, et les distributeurs français ne semblent guère pressés à l'idée de le présenter au public frenchy:

«Cinéma Vérité», back to HBO

En 2011, Gandolfini revient sur HBO le temps d'un téléfilm remarqué, Cinema Verite, qui raconte (en prenant pas mal de liberté avec la réalité) le tournage d'une véritable émission américaine des années 1970, An American Family, considérée par beaucoup comme l'un des premiers exemples de télé-réalité puisqu'on y voyait une famille lambda suivie en permanence par des caméras.

Gandolfini, hirsute, joue le rôle du producteur de la chose. Je vous le donne en mille, le film est inédit en France.

Pour conclure, on passera sous silence, Soprano-style, la participation certainement très embarrassante de Gandolfini dans un récent téléfilm pour gamins en rappelant ceci dit la stupéfiante prestation de l'acteur aux côtés de Brad Pitt dans Cogan: Killing Them Softly sorti fin 2012. Et on signalera que l'acteur, dont on attend avec impatience l'ultime film, Animal Rescue, par le réalisateur de Bullhead entouré d'un casting dingue, est également à l'affiche de la très drôle comédie The Incredible Burt Wonderstone, entouré de Steve Carell, Jim Carrey et Steve Buscemi. On vous avait déjà parlé de cette comédie il y a quelques mois dans Trailer est-il? , et devinez quoi: aucune sortie en France n'est à l'ordre du jour.

Alexandre Hervaud

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