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Trailer est-il? «Breakup at a wedding», l'imposture du mariage

Alexandre Hervaud, mis à jour le 24.06.2013 à 16 h 04

OK, le mariage est un thème éculé de la comédie américaine, mais ici, c'est la génération YouTube qui est aux manettes.

La croix et la bannière, ce mariage - DR

La croix et la bannière, ce mariage - DR

Cette semaine est sorti sur les écrans français le film d'horreur The Bay, de Barry Levinson, tourné en mode «caméra à l'épaule / on fait semblant que c'est du vrai», autrement dit façon found footage, comme Le Projet Blair Witch ou C'est arrivé près de chez vous en leur temps. Si cette façon de (non) filmer est très prisée par les réalisateurs de films d'horreur à petits budget, elle n'est pas pour autant snobée par les projets de comédies.

La preuve avec le film qui nous intéresse aujourd'hui, Breakup at a wedding, filmé du point de vue d'un vidéaste spécialisé dans les films de mariage.

Celui qu'il s'apprête à filmer s'avère particulièrement original, puisque le couple s'est en réalité séparé la veille de la cérémonie, qu'il décide néanmoins de ne pas annuler pour sauver les apparence. Bref, c'est un mariage bidon sur fond de crises de nerfs et d'invités bizarres que nous propose le film réalisé par Victor Quinaz, dont voici le trailer qui rappelle furieusement le film [REC] 3, l'hémoglobine et les zombies en moins:

Le film, totalement indépendant, est produit par ce cher Zachary Quinto (le grand méchant de la série Heroes actuellement à l'affiche de Star Trek en Mr Spock), entouré d'autres producteurs notamment à l'oeuvre sur les très bons Margin Call et autre Eternal Sunshine of the Spotless Mind. Le réalisateur, la scénariste et plusieurs acteurs du film font en réalité partie d'un collectif humoristique baptisé Periods. dont les vidéos cartonnent sur le Net.

Breakup at a wedding est sorti il y a quelques jours (le 18 juin, pour être précis) outre-Atlantique, directement en VOD, comme c'est de plus en plus fréquent pour ce type de production. Et s'il est présent sur à peu près toutes les plateformes, d'Amazon à Google Play en passant par iTunes ou Xbox, le site officiel réserve malgré tout un triste refrain bien connu aux internautes français potentiellement près à payer 7,99 dollars (soit 5,9 euros) pour voir le film: «sorry, this is unaivable to your area» (désolé, film indisponible pour votre zone). A croire que l'équipe espère charmer un distributeur français. On leur souhaite, sans trop y croire...

Alexandre Hervaud

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