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Si Superman vous frappait au visage, ça ferait super mal (et le monde entrerait en fusion nucléaire)

Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 16.06.2013 à 12 h 21

Source: Geekologie

Source: Geekologie

Après le succès des nouveaux Batman et Iron Man, le grand retour de Superman est annoncé avec The Man of Steel, un film qu’on nous promet beaucoup plus complexe et noir que les adaptations précédentes du célèbre comics.

D’où une question qui mérite l’attention: si Superman nous donnait un coup de poing, ça ferait mal comment? Eh bien, 2.800 fois plus qu’une bombe atomatique comme celle qui a détruit Hiroshima, explique le site Geekologie, qui s’est prêté à l’analyse scientifique de la véritable force du super héros dans une petite vidéo très pédagogique.

Dans la série des années 1940, Superman était décrit comme étant «plus rapide que la lumière, plus fort qu’une locomotive et capable de sauter au-dessus de n’importe quel immeuble d'un simple bond».

Si on admet que son poing a une masse d'environ 300 grammes et que, conformément aux superpouvoirs attribués par ses auteurs, il frappe à la vitesse de la lumière, le coup de poing de Superman délivrerait une énergie 5 millions de fois plus élevée que la partie la plus chaude du soleil, et il vous atteindrait en 3,4 nanosecondes. Vous n’auriez donc pas vraiment le temps de le voir arriver. Il créerait un cratère d'un kilomètre de circonférence et de 200 mètres de profondeur.

Mais toutes ces précisions importent au final assez peu. Si Superman vous mettait son poing dans la figure, l'univers n'existerait de toute façon probablement plus. Car le poing de Superman produirait une telle énergie que les éléments entreraient en fusion nucléaire: les particules seraient suspendues dans le temps.

Conclusion: «Ne viens pas provoquer Superman», conseille avec sagesse le présentateur de la vidéo.

Sur le site Scientific American, E. Paul Zehr pousse la question encore plus loin, en expliquant ce que pourrait être une «super force» humaine. Il faut dire que l’homme est un spécialiste de la vulgarisation scientifique utilisant les histoires de super héros comme métaphore. Il a déja publié (non traduits en français) Devenir batman, Inventer Iron man et prépare un Project Batgirl pour 2014…

Il existe une protéine, explique-t-il, responsable de notre force physique: la myostatine. Cette protéine a pour rôle de brider la croissance excessive d’un organe, et on la trouve dans les muscles. La super-force résulte donc d’une mauvaise régulation de ce facteur.  

La myostatine est responsable de ce qu’un fermier a observé et nommé en 1807 «l’hypertrophie musculaire bovine», car ses bêtes semblaient excessivement musclées. Ce type de vache a moins d’os, mois de graisse et plus de muscle qu’une vache normale, explique le spécialiste.

Un autre facteur entre alors en scène: la follistatine a pour sa part le rôle de bloquer l’action de la myostatine: en clair, elle annule le frein sur la croissance musculaire. Et c’est justement ce qu’ont tenté en 2009 des scientifiques du Center for Gene Therapy du Nationwide Children’s Hospital (Ohio) en insérant ce gène humain sur des singes macaques.  Résultat: les muscles ont pris 25% de volume et de force… Des Super-singes, en quelque sorte.

Jean-Laurent Cassely
Jean-Laurent Cassely (990 articles)
Journaliste
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