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Lisez de la fiction, c'est bon pour votre cerveau

Temps de lecture : 2 min

Summer read / LWY via FlickrCC License by
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La littérature n'est pas simplement bonne pour votre orthographe, votre langage et votre très grand plaisir. Elle l'est aussi pour votre capacité à raisonner. C'est ce que montre une étude réalisée au Canada sur des étudiants de l'université de Toronto, rapporte le Pacific Standard Magazine:

«Un trio de chercheurs de l'université de Toronto, mené par la psychologue Maja Djikic, explique que les sujets qui viennent juste de lire une nouvelle ont moins besoin de ce que les psychologues appellent la closure.»

C'est-à-dire qu'ils sont moins gênés par les situations ambiguës.

«Comparés à ceux qui viennent de lire un essai, ceux qui viennent de lire une nouvelle expriment d'avantage de confort avec le désordre, l'incertitude –une attitude qui permet à la fois une réflexion plus élaborée et une plus grande créativité.»

Selon les chercheurs, ces résultats s’expliquent par le fait que le processus de réflexion d’un lecteur de fiction n’est pas un processus décisionnel, donc cela diminue le besoin du lecteur en question de forger des conclusions. La littérature permet aussi d’adopter les modes de pensée d’autrui –un personnage–, même si l’on est en désaccord avec lui.

«De ce double phénomène –réfléchir sans un sens de l’urgence ou de permanence, et réfléchir de manière différente de la sienne propre– peut résulter une ouverture de l’esprit.»

Un effet positif de plus de la littérature, dont on sait déjà qu'elle augmente la capacité d'empathie. En 2011, deux chercheuses de l'université de Buffalo menaient une étude sur des lecteurs de Harry Potter et de Twilight, pour en déduire:

«La recherche actuelle suggère que les livres donnent aux lecteurs plus que la simple occasion de débrancher et de s'immerger dans des mondes fantastiques. Les livres fournissent une nouvelle occasion de connexion sociale et le calme bienheureux que l'on éprouve en faisant partie de quelque chose de plus grand que soi pour un instant précieux, fugitif.»

(Le phrasé des chercheuses semblent avoir été influencé par le style des livres de leurs sujets.)

Depuis quelques années, les neurosciences attestent de façon certaine de l'effet de la lecture sur nos cerveaux. «Des scanners du cerveau révèlent ce qu'il se passe dans nos têtes quand nous lisons une description détaillée de quelque chose, une métaphore évocative, ou un échange émouvant entre deux personnages. Les histoires stimulent le cerveau et modifient même la façon dont nous nous comportons dans la vie», pouvait-on lire dans le New York Times en 2012.

Charlotte Pudlowski Rédactrice en chef de Slate.fr

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