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AC/DShe, Misstallica, Vag Halen: vive les tribute bands féminins

Temps de lecture : 2 min

Lez Zeppelin en concert. Source: Youtube
Lez Zeppelin en concert. Source: Youtube

Le concept du tribute band consiste à rejouer pour un public de fans les morceaux d’un groupe de rock célèbre, avec une précision et une fidélité à l’original qui exaspère en général les mélomanes, qui se demandent bien quel est l’intérêt —autre que financier– d’une telle imitation. Abba Mania, One Night of the Queen, The Australian Pink Floyd... ils ravissent les amateurs de groupes à la retraite, au chanteur décédé ou dont les égos difficiles ont conduit le groupe d’origine à se séparer.

Comme le JDD l’écrivait en 2011 à propos de la folie des tribute bands en France, le batteur d’Abba Mania a trouvé une réponse sans appel à ces critiques: «Quelle est la différence entre un tribute band et un orchestre symphonique jouant la 9e de Beethoven?»

Et dans le monde hyper-testostéroné du hard-rock et du heavy-metal, des tribute bands exclusivement féminins se sont multipliés depuis la fin des années 1990, écrit The Guardian. Lez Zeppelin («All girls, all Zeppelin»), l’un des plus célèbres, se définit ainsi comme la «she-incarnation», ou incarnation féminine du célèbre groupe des années 1970. Un groupe qui remplit le contrat à la note près, comme c’est l’usage dans le monde du «tribute», avec cependant un petit truc à la Patty Smith en plus —voir la chanteuse de Lez Zeppelin faire monter la pression sur Whole Lotta Love... Et, bien entendu, Lez Zeppelin utilise les mêmes instruments et sons désormais «vintage» de ses idoles.

Certaines de ces incarnations féminines méritent le détour, ne serait-ce que pour l’inventivité de leurs noms: Misstallica, Juda Priestess, The Ramonas, AC/DShe, Iron Maidens (facile).

L'un d'eux sort du lot: Vag Halen. Ce groupe originaire de Toronto, au public lesbian-friendly, se définit comme un «feminist queer art rock band» qui reprend un peu de tout, et remporte un certain succès au Canada. Parfois, comme pour tout tribute band, la ressemblance entre l’original et la copie peut s’avérer décevante pour les fans. Surtout quand le nom du groupe prête à confusion: les spectateurs des shows de Lez Zeppelin achètent parfois leur billet... en pensant qu'il s'agit de Led Zeppelin, admettait la chanteuse au New York Times en 2011.

D'autres ont des lignes de conduite assez strictes: les Misstallica ont une politique des «quatre premiers albums uniquement», période trash metal, et refusent de jouer tout ce que le groupe a produit après 1988.

Jean-Laurent Cassely Journaliste

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