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La check-list de Cannes 2013, jour 10: supercherie, ennui, magie

Charlotte Pudlowski, mis à jour le 24.05.2013 à 18 h 10

Mads Mikkelsen, Mélusine Mayance, dans «Michael Kohlhass».

Mads Mikkelsen, Mélusine Mayance, dans «Michael Kohlhass».

CANNES, JOUR 10

20 films sont en compétition pour la Palme d'or du 66e édition du Festival de Cannes, qui sera remise dimanche 26 mai. Voici ce que j'ai retenu du dixième jour du Festival, depuis Paris.

1. Cancans de Cannes:

Un Psy du Puy-de-Dôme a arpenté la Croisette. Sosie du chanteur coréen, un Français a passé plusieurs jours à Cannes et a berné tout le monde, profitant de la célébrité de son modèle. «D'après plusieurs festivaliers, on a pu le croiser en train de faire son show dans plusieurs lieux stratégiques, comme la fameuse boîte de nuit du VIP Room, la plage ultrachic du Martinez ou encore le Torch Beach Club, où il a déjeuné comme un pacha», explique Le Point. Et il n'a pas berné que les vigiles des différents lieux où il s'est rendu, entouré de gardes du corps. L'actrice Naomie Harris a par exemple posé avec lui: 

Avant de se rétracter:

2. Le(s) gros morceau(x) du jour

James Gray était de retour à Cannes –sans Joaquin Phoenix, en tournage et indisponible donc, pour le tapis rouge. Mais Mation Cotillard était là, et c'est elle de toute façon, qui polarisait l'attention. Jean-Michel Frodon l'expliquait sur Slate:

«Qui a des yeux pour voir sait que l’actrice française est une des meilleures comédiennes qu’on ait eu la chance de pouvoir admirer, trop souvent bien meilleure que les films qu’elle a interprétés. Ici, pour ce qui est sans hésiter son meilleur rôle jusqu’à présent, elle fait palpiter un composite de dureté, de fragilité, d’obstination, de séduction et d’incertitude très étonnant, qui serait comme la formule même du film.»

En conférence de presse, Cotillard a expliqué comment elle avait travaillé, pour ce rôle qui exigeait qu'elle apprenne le polonais:

«Le langage fait partie d’un tout, j’aime créer des personnages qui ont leur propre démarche, leur propre langage physique, leur propre voix. Quand on a une langue à apprendre, ça aide à construire quelque chose de différent. Dans le film, je joue une Polonaise, il fallait donc que je parle parfaitement, sans accent. J’ai compris que pour bien parler, il fallait que je me plonge dans la culture polonaise. J’ai fait la même expérience en anglais et en italien. La culture enrichit la langue et inversement.»

3. Il y avait aussi:

En compétition encore, le Français Arnaud des Pallières présentait son film Michael Kohlhaas, avec Mad Mikkelsen, prix d'interprétation masculine pour La Chasse l'an dernier. Télérama explique:

«Des Pallières, qui aime la forme forte (un peu à la Godard dans Adieu, 2003), plante solidement sa caméra dans la France rurale du XVIe siècle. La nature et quelques vieilles pierres suffisent pour faire vivre cette reconstitution, qui s'intéresse surtout aux visages, aux attitudes, aux mots.»

En résumé un film assez beau, assez chiant.

Magic Magic en revanche, petit outsider chilien présenté à la Quinzaine des réalisateurs, est une bouffée de fraîcheur. Avec un casting étonnant pour un film sud-américain (Emily Browning, Juno Temple et Michael Cera), Magic Magic est un «étrange objet» selon Libération, qui emprunte à tous les genres «alternant humour et angoisse, mystère et réalisme, mais produisant quelque chose d’aussi indéfinissable que séduisant, et c’est bien là l’essentiel».

4. Au menu du samedi, jour 11:

Roman Polanski filme son épouse dans des scènes SM (La Vénus à la fourrure).

C.P.

Charlotte Pudlowski
Charlotte Pudlowski (740 articles)
Rédactrice en chef de Slate.fr
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