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Trailer est-il à Cannes? «Return To Nuke'em High», le gore qui tache

Temps de lecture : 2 min

Le retour aux affaires de la cultissime société Troma, spécialisée dans la série Z horrifique. Décevant, hélas.

Superbad - DR
Superbad - DR

L'espace d'une semaine, Trailer est-il? déménage sur la Croisette et bouleverse son concept: une fois n'est pas coutume, votre serviteur y évoquera des films qu'il a vu!

On se faisait une joie de retrouver les fous de Troma à Cannes.

Cette société de production new-yorkaise concocte en toute indépendance depuis près de quatre décennies des films de genre barrés, mixant gore généreux et humour potache dans des fleurons comme la franchise Toxic Avenger ou encore le merveilleux Poultrygeist et ses poulets morts-vivants.

Présent sur la Croisette pour y tourner un docu engagé sur le ciné indépendant (Occupy Cannes, financé via crowdfunding ou financement participatif), la team Troma menée par le semillant Lloyd Kaufman était également (et surtout) là pour présenter au Marché du film Return To Nuke'Em High, vol.1.

Le film ne partait pas vraiment gagnant dans notre cœur, s'agissant d'un remake –pardon, d'une relecture– commandé par une filiale du conglomérat américain Starz d'un classique Troma, à savoir le rigolo Class of Nuke'em high, connu en France sous le titre Atomic College, qui connaîtra également deux suites.

Plus qu'un remake, il s'agit en réalité d'une pseudo suite, comme l'indique une introduction plutôt cool narrée par Stan Lee visible dans le trailer:

Hélas, même au regard des critères Troma habituels qui ne nous dérangent pas plus que ça (script pas toujours cohérent, jeux d'acteurs outranciers, effets spéciaux improbables, etc.) ce Return to Nuke'Em High, vol. 1 est une déception, malgré quelques tentatives bienvenues de lifting du script original (une usine de bouffe soi-disant bio remplace la centrale nucléaire, les héroïnes sont deux lesbiennes...). L'emploi d'atroces effets numériques façon «déformation du visage sur la webcam d'un MacBook» fait particulièrement mal aux yeux, tout comme le panneau «à suivre» final.

Il y aura en effet un volume 2, en partie déjà filmé et dont une scène a été tournée mardi sur la Croisette, en marge de la montée des marches. Improvisée et filmée à l'arrache, bien entendu. On croise les doigts pour qu'elle rehausse le niveau de ce retour foireux.

Alexandre Hervaud

Alexandre Hervaud Journaliste

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