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Trailer est-il à Cannes? «Blue Ruin», vengeance à fond la caisse (pourrie)

Alexandre Hervaud, mis à jour le 20.05.2013 à 10 h 37

La vie tranquille de Dwight bascule lorsqu'il apprend que le meurtrier de ses parents sort de prison. Bien décidé à se venger, il part en expédition punitive, déclenchant une série d'incidents pas vraiment avares en hémoglobine.

Au volant de la ruine - DR

Au volant de la ruine - DR

L'espace d'une semaine, Trailer est-il? déménage sur la Croisette et bouleverse son concept: une fois n'est pas coutume, votre serviteur y évoquera des films qu'il a vu!

Cette virée à Cannes, la première en ce qui me concerne, n'est pas encore terminée que j'en tire déjà un bilan positif résumé en un titre: Blue Ruin.

Film sorti de nulle part –j'avais zappé sa campagne de financement participatif sur Kickstarter l'été 2012 et n'ai pas encore vu Murder Party, le précédent long de son réalisateur– Blue Ruin était présenté samedi dernier dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs.

Le pitch est le suivant: Dwight (épatant Macon Blair) est un vagabond hirsute, vague sosie de Zach Galifianakis en moins bavard, qui vit sur la plage dans sa bagnole pourrie –la ruine bleue du titre. Même s'il rentre de temps à autres par effraction chez des gens pour y prendre un bain, le bonhomme se fait discret. Sa vie tranquille bascule lorsqu'il apprend que le meurtrier de ses parents sort de prison. Bien décidé à se venger, Dwight part en expédition punitive, déclenchant une série d'incidents pas vraiment avares en hémoglobine comme l'indique le teaser du film:

Derrière son pitch de série B lambda se cache un grand polar mixant l'humour hilarant et la violence la plus explicite (un mélange qui a valu au film d'être souvent comparé aux premiers efforts des frères Coen). Dans un genre plus récent, on a de notre côté plutôt pensé à la nouvelle vague de polars australiens, avec ses emprunts au western et au film noir et sa photographie soignée assurée par son propre réalisateur, Jeremy Saulnier.

Distribué sous la bannière Memento Films –la société française qui se charge de ses ventes à l'international– Blue Ruin n'a hélas pas encore de date de sortie française définie. Vu la quasi-unanimité critique et l'excellent bouche à oreille post-Cannes, il est difficile d'imaginer que le film puisse croupir longtemps dans les placards de son distributeur.

Alexandre Hervaud

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