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La check-list de Cannes, jour 1: un Gatsby raté malgré Leooooo DiCaprio, et des histoires de chiens

Charlotte Pudlowski, mis à jour le 16.05.2013 à 10 h 31

Leonardo DiCaprio, Carey Mulligan et Elizabeth Debicki montent les marches du palais des Festivals pour la présentation de Gatsby, présenté hors compétition. REUTERS/Jean-Paul Pelissier.

Leonardo DiCaprio, Carey Mulligan et Elizabeth Debicki montent les marches du palais des Festivals pour la présentation de Gatsby, présenté hors compétition. REUTERS/Jean-Paul Pelissier.

CANNES JOUR 1

Le 66e édition du festival de Cannes s'est ouverte ce mercredi et 20 films sont en compétition pour la Palme d'or qui sera remise dimanche 26 mai. Voici ce que j'ai entendu, vu et retenu de ce premier jour. 

1. Cancans de Cannes:

Le Festival de Cannes s'est ouvert ce mercredi, et tout le monde ne parlait déjà que de ça:


Le temps maussade.
 

Et de la quantité de films français présentés sur la Croisette. Le magazine The Atlantic s'interrogeait: «La sélection du festival est-elle... trop française?». En gros les étrangers trouvent que oui. Les Français trouvent que pas du tout. Et Libé fait sa une sur le cinéma français en crise (sous le titre «les dents de l'amer», hahaha) expliquant que certes, une vingtaine de films sur les 84 présentés étaient français. Mais qu'il y a «le feu sous le sapin» et qu'«un faisceau de dangers converge».

Mais surtout, les gens parlaient de ça:

La pluie.

2. Le gros morceau du jour

Le premier film projeté à la presse était Gastby. Tout le livre de Fitzgerald condensé en un peu plus de deux heures, sans choix fait par Baz Lhurmann, dans un tournoiement vulgaire et épuisant. De toute façon, il fallait le craindre dès la lecture du dossier de presse, dans lequel DiCaprio expliquait que le réalisateur avait «pris peu de libertés par rapport à la narration. Il a restitué l'histoire et les dialogues de Fitzgerald dans leur intégralité». Et le co-scénariste Craig Pearce ajoutait: «il faut sept heures pour lire le livre du début à la fin, et donc, d'un point de vue purement technique, nous devions condenser l'action». Un condensé à la place d'un film. Et en 3D. Mais il y avait «Leeeoooooo».

Puis il y a eu la conférence de presse du jury, bon enfant. Avec «Nicooooole». Mais moi j'ai juste aperçu Spielberg.

3. Il y avait aussi:

Et puis il y a eu le premier film en compétition pour la Palme d'Or: Heli, d'Amat Escalante. Un film mexicain qui a pour grand talent de n'omettre aucune face sombre du Mexique: violence, drogue, corruption. Et de filmer le tout avec une violence inouïe. A coup de pendaisons, de torture, et de petit chien étranglé.

4. Au menu de jeudi, jour 2:

Un Congrès de futurologie, le nouveau film d'animation d'Ari Folman (Valse avec Bachir), et une jeune fille contente de se prostituer. Jeune et Jolie. Un film français, de François Ozon.

C.P.

Charlotte Pudlowski
Charlotte Pudlowski (741 articles)
Rédactrice en chef de Slate.fr
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