Culture

Trailer est-il? «Alabama Monroe», la belgitude de l'Amérique

Temps de lecture : 2 min

Le réalisateur de «La Merditude des Choses» revient avec une histoire d'amour sur fond de bluegrass en filmant sa Belgique comme le Midwest.

En avoir sur le capot - DR
En avoir sur le capot - DR

Septembre 2009, me voilà embarqué dans une navette à destination de Quend-plage-les-bains, bourgade picarde où se déroulait le regretté Festival du Film Grolandais. Parmi les films improbables découverts sur place, on ressort charmé de la projection de La Merditude des Choses du Belge néerlandophone Felix Van Groeningen. Le film recevra d'ailleurs l'ultime distinction: l'Amphore d'Or remis par un jury présidé par Jean-Pierre Mocky qui, sauf erreur de ma part, n'avait pourtant pas vu le film au moment de la remise des prix.

La Merditude des choses n'était pas le premier long métrage de Von Groeningen, mais ses deux précédents efforts étaient –et restent, hélas– inédits en France.

Succès critique (et public, avec plus de 115.000 entrées) oblige, le prochain effort du réalisateur sera dignement distribué en France, le 28 août prochain, et s'intitule Alabama Monroe.

Le fil raconte l'histoire d'amour sur fond de country bluegrass entre un joueur de banjo et une chanteuse-tatoueuse. Ils forment un couple passionnés par l'Amérique (et sa musique) dont la vie sera chamboulée par la naissance d'une petite fille. Et contrairement à ce que les (superbes) images dévoilées dans la bande-annonce pourraient faire croire, le film semble bel et bien se dérouler au pays de Jacques Brel.

Notons que le titre Alabama Monroe est celui de la (tardive...) exploitation française, prévue pour fin août prochain, le film étant sorti dans son pays d'origine en octobre 2012 sous le titre The Broken Circle Breakdown. Et à en juger par les avis dithyrambiques sur Allociné, on peut dire qu'il y a été apprécié par nos voisins belges. Avis aux impatients, le DVD du plat pays est bien entendu disponible, même si la cinématographie de la chose semble clairement mériter une découverte en salle.

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Alexandre Hervaud

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