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Vous pouvez enfin écouter tout «Random Access Memories», le nouvel album de Daft Punk

Forrest Wickman, mis à jour le 14.05.2013 à 9 h 33

... et arrêter d'en écouter les 15 secondes «fuitées» en boucle.

Détail de la pochette de «Get Lucky».

Détail de la pochette de «Get Lucky».

Après plus de huit ans d’absence et plusieurs semaines de pseudo-fuites du premier single de leur nouvel album, les Daft Punk ont enfin dévoilé leur plus récent opus, Random Access Memories. On peut l'écouter en streaming et en entier sur la page iTunes du groupe, ce qui veut dire que les fans peuvent enfin arrêter de décortiquer des extraits de 15 secondes ou encore des montages de 10 heures faits à partir d’extraits de 15 secondes, et écouter les vraies 74 minutes de nouveau son, disponibles en ligne.

Au fond, le premier single Get Lucky était un morceau de disco –on aurait pu croire avoir affaire à un morceau du groupe Chic pendant les années 1970– avec la signature caractéristique du groupe, les voix de robot ajoutées. Les Daft Punk ont toujours incorporé des éléments de disco dans leur musique mais ils semblent maintenant déterminés à éduquer leurs fans sur les liens entre la house et l’histoire de la disco.

Dans le troisième morceau de l’album, Giorgio by Moroder, les pionniers du synthé se retrouvent donc à réfléchir en paroles et en musique sur leur carrière. Ce n’est pas une chanson que l’on risque d’écouter en boîte, ou dans un festival, ou ailleurs pour être honnête –seuls quelques morceaux semblent être destinés à être des hits– mais la production est parfaitement exécutée et rend ainsi hommage au producteur italien du groupe sur cet album, Giorgio Moroder.

Bien sûr, Moroder n’est pas le seul invité des Daft Punk. On trouve un featuring avec Julian Casablancas, Instant Crush, un morceau qui adopte les résonnances des Strokes et les complète avec les puissants accords des guitares électriques. Lose Yourself to Dance semble être un parfait deuxième single après le succès de Get Lucky avec Pharrell Williams.

Dans ce morceau, aussi, Pharrell supplie sa partenaire de danse de partir d’une boîte avec lui, sur un air de guitare qui s’apparente au son de Nil Rodgers. La chanson signée Paul Williams nous transporte dans un soft-rock plus vulnérable –le genre de morceau qu’on ne s’attendrait jamais à trouver dans un album de Daft Punk. Mais ce n'est pas forcément une mauvaise chose (Williams a, après tout, aussi composé la chanson des Muppetts Rainbow Connection). 

Parmi les autres «invités» de l’album, le producteur Todd Edwards, J Falcon, Chilly Gonzales, et Panda Bear du groupe Animal Collective.  

Forrest Wickman

Traduit par Daphnée Denis

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