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Trailer est-il? «Forbidden Dimensions», du n'importe quoi post-apocalyptique

Tourné dans le désert californien lors d'un véritable festival fou dédié à «Mad Max», ce film délirant y va généreusement dans le gore.

T'as pas une gueule de porte-bonheur (DR)

Alors qu'on ne dispose d'aucune image officielle ni de date de sortie du futur Mad Max (avec Tom Hardy en lieu et place de Mel Gibson), la franchise motorisée de George Miller continue de faire des émules, à en juger par l'univers dément proposé par le film Forbidden Dimensions.

Réalisé par un certain Chris Miller, le film, tourné en évitant à tout prix les plans filmés sur fond vert et autres effets numériques, privilégiant les effets (action et gore) directement réalisés en plateau, à l'ancienne, se veut être un hommage aux films d'horreur et de science-fiction des années 80. Et c'est peu dire qu'on sent effectivement l'odeur du latex et du faux sang séché devant les premières images de cet improbable récit de voyage dans le temps, de mutants, d'aliens et de régime fasciste de docteurs psychopathes.

Tourné pour un budget de misère aux alentours de Los Angeles avec un Canon 5D, Forbidden Dimensions compte au sein de son casting des noms un peu coquins comme la vieille gloire du porno ricain Brittany O'Neil ou encore la transsexuelle Amy Daly. On laissera le soin aux curieux de googler leurs patronymes pour plus d'éclaircissements sur leur CV respectif.

Tout comme le film français Pop Redemption avec le Hellfest, Forbidden Dimensions a filmé quelques scènes au cours d'un véritable événement, récupérant ainsi à peu de frais une masse de figurants et de décors fous: le Wasteland Weekend. Sorte de «Burning Man post-apocalyptique», ce rendez-vous consiste à faire la teuf dans le désert sud-californien pendant trois jours, le tout basé dans l'univers de Mad Max. C'est autre chose que la Japan Expo, hein! La prochaine édition aura lieu fin septembre.

Sur le site Dread Central, le réalisateur évoque son passage dans ce curieux endroit: «On courait partout en filmant comme des gosses dans un magasin de jouets.» Comme des sales gosses, à n'en pas douter.

Alexandre Hervaud

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