Culture

Trailer est-il? «Go Goa Gone», les zombies envahissent Bollywood

Temps de lecture : 2 min

Cette semaine sort en Inde une comédie d'action gore avec de l'amour, de la rave party et plein de zombies.

Duke Nukem, toujours un succès en cosplay - DR
Duke Nukem, toujours un succès en cosplay - DR

Alors que se profile à grand pas (de danse) l'hommage cannois au cinéma de Bollywood, les écrans de cinéma indiens accueilleront ce vendredi une zomcom (pour zombie comedy, terme propagé comme un virus depuis Shaun of the Dead) baptisée Go Goa Gone, car l'Occident n'a pas le monopole des allitérations.

Réalisé par le duo Raj Nidimoru et Krishna DK, le film débute comme une stoner comedy, un film de pote défoncés donc, avec Hardik et Luv, deux amateurs de joints partant faire la teuf à Goa avec leur meilleur ami Bunny.

Au menu: drague, rave-party et éradication de zombies qui s'incrustent et bouffent tout le monde, le tout sous la houlette d'un curieux mafieux russe venu lancer une drogue de synthèse dans ce coin de paradis.

Si le film ne brille guère par l'originalité de son script, on ne peut qu'être titillé, outre sa nationalité, par son esthétique soignée, qui n'hésite visiblement pas à verser dans le gore –même si on doute que le volume d'hémoglobine versé puisse concurrencer celui du récent remake d'Evil Dead. Le film a reçu la classification A, soit l'équivalent indien du R-rated américain: réservé aux adultes de plus de 18 ans. Les réalisateurs s'y attendaient visiblement, mais ont été agréablement surpris de ne devoir couper aucune scène selon le Mumbai Mirror.

L'indulgence de la censure indienne tient peut-être à la présence au casting d'une star de Bollywood, le classieux Saif Ali Khan (Agent Vinod) ici peroxydé en pseudo-russe badass. Le gaillard est par ailleurs producteur de Go Goa Gone sous la bannière Illuminati Films, un nom clairement au-delà de tout soupçon. Malheureusement, pas sûr qu'on puisse voir le film dans l'hommage cannois...

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Alexandre Hervaud

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