Culture

Trailer est-il? «In Fear», le bad trip d'une Sublime Créature

Temps de lecture : 2 min

La révélation de l'anti-Twilight renoue avec le cinéma de genre, cette fois-ci plus effrayant, plus brutal et plus anglais.

Au prochain carrefour, tournez à droite - DR
Au prochain carrefour, tournez à droite - DR

Fin février sortait en France le film Sublimes Créatures, adaptation d'un roman pour ados américain (qui a depuis connu trois suites) sur fond d'amour pas évident entre une apprentie sorcière et un lycéen lambda. Si le postulat vous rappelle à peu de choses près Twilight, c'est normal: le film a clairement été fait pour capitaliser sur le succès de l'indigeste romance surnaturelle, à tel point que le distributeur français (le même que l'horrible franchise vampirique) avait placardé sur les posters: «Vous avez aimé Twilight, vous allez adorer Sublimes Créatures Beurk.

Passons outre le fait que cette pub ose dire que l'on pourrait avoir apprécié Twilight (cela pourrait presque passer pour de la diffamation). La cruelle vérité est qu'effectivement, Sublimes Créatures était étonnamment réussi, voire très cool, malgré le snobisme d'une certaine presse qui n'a pas daigné l'évoquer –rappelons qu'il est sorti deux semaines après Turf qui, lui, a eu droit à trois pages élogieuses dans Libé (#NeverForgive #NeverForget). La révélation du film, de loin, est l'actrice australienne Alice Englert, bientôt 19 ans, assez irrésistible et accessoirement fille de la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion (La Leçon de piano, Bright Star...).

On la retrouvera bientôt dans un nouveau film de genre, mais cette fois-ci bien moins teenage, bien plus dark (et anglais): le bien nommé In Fear, dont le récent trailer bien monté a le mérite de ne quasi-rien dévoiler de «la menace» du récit:

Alice Englert joue ici le rôle d'une certaine Lucy, en vadrouille avec son petit copain vers un festival en pleine pampa british. Les GPS anglais n'étant pas fiables, le couple se perd en forêt et les choses dérapent vite –signalons que d'après Empire, même les acteurs ne connaissaient pas le sort réservé à leurs personnages avant de débuter le tournage. Autant dire que le réalisateur, Jeremy Lovering, a sans doute fait preuve d'assurance pour les motiver –le bougre a notamment réalisé un épisode de l'excellente série Sherlock de la BBC. Présenté en janvier au festival de Sundance, le film sortira outre-Manche le 30 août prochain.

Gageons que la présence au générique de la star de Sublimes Créatures devrait (peut-être) faciliter les choses quant à une hypothétique sortie française. En même temps, le film ayant attiré 4 fois moins de spectateurs que le premier Twilight en salles, rien n'est moins sûr.

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Alexandre Hervaud

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