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Trailer est-il? «Lil Bub & Friendz», la mignoncité d'une chatte naine

Alexandre Hervaud, mis à jour le 23.04.2013 à 17 h 53

Un documentaire par les trublions de Vice s'intéresse au phénomène LOL-félin du net.

Pussycat, pussycat, I love you - DR

Pussycat, pussycat, I love you - DR

Notre suivi de l'actu du chat-mignon-qui-buzze-sur-YouTube n'a pas été des plus soutenu ces derniers temps. Attention, on n'a pas pour autant viré notre cuti et il n'est pas né celui qui nous verra dauber sur la gente féline ou, pire encore, s'attendrir sur un... chien (pouah), mais preuve de notre relâchement, on avait raté le phénomène Lil Bub aujourd'hui au centre d'un documentaire de l'écurie Vice, Lil Bub & Friendz.

Lil Bub n'est pas un rappeur californien mais une chatte naine, atteinte d'une maladie congénitale qui ne la verra jamais dépasser la taille du chaton. Autres «effets secondaires»: la bête a un doigt en plus à chaque patte difforme, et pas de dent, laissant ainsi sa petite langue dépasser de traviole d'une mâchoire supplantée par ses deux énormes yeux hallucinés, abolissant ainsi la frontière entre tête de con et face trop choupi.

Sans surprise, avec de telles caractéristiques et à l'instar de ses collègues Grumpy Cat ou feu Keyboard Cat, Lil Bub est une star du Net présente à fond sur YouTube, Facebook, Instagram, Twitter, etc.

Pas con, Mike Bridavsky, proprio de la bête, capitalise sur la notoriété du monstre à grand renfort de produits dérivés comme avant lui les parents du mioche défoncé à l'anesthésie dentaire. On espère que le docu Lil Bub & Friendz s'attarde bien sur cet aspect un peu mercantile (ou tout du moins, à «l'exploitation» des bestioles, façon zoo 2.0.) de la cat-mania.

Bon point du film récemment présenté au festival de Tribeca: sa bande-son est rythmée par des morceaux signés Spiritualized et Steve Reich, entre autres –mais bon, y'aura sûrement du Nyan Cat, aussi.

Signé Andy Capper et Juliette Eisner, deux employés de l'empire mediatico-alternatif Vice, le docu passe de justesse la barrière du long métrage puisqu'il dure 65 minutes. A l'heure où on a plus l'habitude de découvrir des chats mignons en .gif, ça peut sembler long, mais si le résultat a d'autres ambitions que de filmer des bestioles mimis pour livrer, par exemple, un commentaire sur la pop culture web, c'est au contraire presque trop court.

Alexandre Hervaud

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