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Trailer est-il? «Age of Dinosaurs», un Jurassic Park bis

Alexandre Hervaud, mis à jour le 22.04.2013 à 16 h 10

Le retour en relief des dinos de Spielberg a inspiré un ersatz opportuniste situé en plein coeur de Los Angeles.

Z'ont pas l'air fan de Marc Bolan - DR

Z'ont pas l'air fan de Marc Bolan - DR

Les trublions de The Asylum, la boîte de production ricaine spécialisé dans les productions fauchées opportunistes pompant les derniers blockbusters hollywoodiens (avec un centième de leur budget et des génériques carburant aux has-been), ne se limitent pas forcément aux films récents. Il suffit qu'une ex-gloire du box office soit de retour sur le devant de l'affiche pour telle ou telle raison, et hop, le radar asylumesque se met en branle.

C'est du moins à nos yeux ce qui justifie l'existence de Age of Dinosaurs, série B d'action clairement pompée sur le Jurassic Park de Spielberg, un film certes plus tout jeune –20 ans au compteur, en fait– mais de nouveau d'actualité, ressortie 3D oblige. En France, elle est prévue pour le 1er mai, et annonce a priori la relance de la franchise, moribonde depuis un troisième volet en 2001.

Le pitch ne vole évidemment pas plus haut qu'un ptérodactyle sous crack: grâce à une technologie de regénération cellulaire, une entreprise parvient à recréer des dinosaures. Evidemment, comme King Kong ou Lindsay Lohan avant eux, ces saloperies de reptiles s'échappent et terrorisent Los Angeles.

Notre héros, un ex-pompier, va devoir sauver sa fille ado coincée dans une ville mise à feu et à sang –enfin pas vraiment à feu car par un souci de réalisme bienvenu, les dinosaures en images de synthèse n'utilisent pas d'arme à feu pour commettre leurs méfaits.

La chose est réalisée par un certain Joseph J. Lawson qui avait déjà eu les honneurs de la présente rubrique, période Vodkaster, avec son bien nommé (et déjà tourné pour The Asylum) long métrage Nazis at the Center of the Earth. Pour son nouveau méfait, ce spécialiste des effets spéciaux a convié devant sa caméra Treat Williams, vieux routard de la série B et des séries TV pas forcément indispensables. Il a surtout sorti de la naphtaline cette bonne vieille trogne de Ronny Cox, 75 ans, aka Dick Jones, l'immortel salopard de Robocop. Il joue ici le rôle du vieux riche sénile responsable du come-back des dinos (en gros, il écope du rôle tenu par Richard Attenborough chez Spielberg), et c'est peu dire que de tous les dinosaures du film, c'est celui qui nous intéresse le plus!

Alexandre Hervaud


 

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