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Mathieu Kassovitz: «Le cinéma français n'est pas très excitant»

Temps de lecture : 2 min

Mathieu Kassovitz, «Le Guetteur» © StudioCanal
Mathieu Kassovitz, «Le Guetteur» © StudioCanal

En janvier 2012, après la révélation des nominations aux Césars, dont une seule pour son film sur la prise d’otages d’Ouvéa en 1988, Mathieu Kassovitz avait tweeté: «L'ordre et la morale. Une seule nomination aux césars. J'encule le cinéma français. Allez vous faire baiser avec vos films de merdeNext l'avait relevé, on s'était moqués, et puis c'était fini.

Plus d'un an après, le Guardian s'entretient avec le réalisateur (on se réfrène de le cataloguer, encore, réalisateur de La Haine), qui prépare deux longs-métrages et une série pour HBO. Kassovitz dit que la France, question cinéma, n'est «pas très excitante», qu'il ne la trouve «pas très sexy». Il ajoute:

«Je ne me sens pas stimulé par les autres réalisateurs, et j'ai besoin de stimulation. Je suis très prétentieux! J'aime mon métier, j'aime mes films, et je veux être surpris, et je veux être épaté et je veux prendre des putain de gifles quand je vais voir un film. Je ne veux pas m'ennuyer.»

Il n'y a pas que le cinéma en France qu'il n'aime plus.

«Je ne suis plus vraiment fier d'être Français désormais. Je l'étais à l'époque où j'ai réalisé La Haine, mais personne ne se bat plus désormais. Personne ne descend plus dans la rue pour dire ce qu'il veut. Tout le monde est engourdi».

Avant de revenir sur le parcours de Kassovitz, le Guardian mentionne le départ de Gérard Depardieu pour la Russie. Le coup de gueule de Vincent Maraval cet hiver. Le quotidien britannique semble dire que si Kassovitz déteste la France, ce n'est pas seulement qu'il est cet éternel «ado fougueux» comme le caractérise Sylvie Testud, un peu en colère contre le monde. C'est que la France va très mal. Et que son cinéma subit ce mal de plein fouet.

Charlotte Pudlowski journaliste, créatrice et rédactrice en chef du podcast Transfert

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