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Quels sont les livres qui font peur aux Américains?

Charlotte Pudlowski, mis à jour le 17.04.2013 à 17 h 08

Book Shelves par GlasgowAmateur License CC

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L’American Library Association (ALA), association américaine de bibliothèques (et la plus grande du monde) a mis en ligne cette semaine une étude sur les livres les plus fréquemment mis en cause en 2012, ceux que les parents, les écoles, les bien-pensants et les mauvais coucheurs veulent le plus souvent faire interdire.

Le Bureau pour la Liberté intellectuelle de l’ALA dit avoir reçu 464 demandes de retrait en 2012, rapporte le New York Times, contre 326 en 2011. Les livres les plus fréquemment mis en cause sont Fifty Shades of Grey d’EL James; The Absolutely True Diary of a Part-Time Indian, roman pour jeunes adultes de Sherman Alexie; Les Cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini; Looking for Alaska de John Green; ou Beloved de Toni Morrison.

Le livre le plus gênant, selon les plaintes, serait Capitaine Slip de Dav Pilkey, explique le Christian Science Monitor. Cette série de livres pour enfants, dont les héros sont Georges Beard et Harold Hutchins est perçue comme étant en inadéquation avec son public et ayant un niveau de langage inapproprié.

Flavorwire, qui a scruté cette liste, remarque aussi que nombreux sont les classiques qui y figurent. Et le site s’est amusé à lister certaines critiques émises à l’égard d’auteurs aussi célébrés que Steinbeck ou Hemingway depuis que l’ALA dresse la liste des réclamations.

Ainsi, Des Souris et des Hommes fut critiqué en 1989, car soi-disant, «Steinbeck est connu pour ses positions allant à l’encontre des affaires» et pour avoir fait preuve d’un «patriotisme très contestable». En 1992 les motifs de contestation furent l’«obscénité» et les «thèmes morbides et déprimants».

En 2003, ce qui choquait, c’était que «les valeurs traditionnelles» ne sont pas assez bien mises en avant.

En 2007 enfin, un parent parla du roman comme d’un «livre sans valeur, criblé d’obscénités» ainsi que «désobligeant à l’égard des Afro-Américains, des femmes et des personnes faibles mentalement».

L’Adieu aux armes, d’Ernest Hemingway, récit de la futilité de la guerre à travers une histoire d’amour, fut considéré de son côté comme un roman érotique.

Charlotte Pudlowski
Charlotte Pudlowski (741 articles)
Rédactrice en chef de Slate.fr
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