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Trailer est-il? The Purge, les bas instincts d'une Amérique hardcore

Alexandre Hervaud, mis à jour le 04.04.2013 à 17 h 09

Dans ce film d'anticipation horrifique, les crimes sont tolérés une nuit par an aux Etats-Unis. Facho ou pas, le résultat semble efficace.

Trick or treat? - DR

Trick or treat? - DR

Comment reconnaître un film d'anticipation dès les premiers plans de sa bande-annonce? La réponse évidente serait la présence de vaisseaux spatiaux, de robots belliqueux et autres visions de monde post-apocalyptique. Certes, mais parfois, de simples phrases en typo blanche sur fond noir suffisent, à l'image de celles présentes au début du trailer de The Purge:

«L'Amérique, une nation refondée... Le taux de chômage est à 1%... Le crime à son plus bas niveau... Car le temps d'une nuit, chaque année... tous les crimes sont légaux.»

Et vlan, paye ton pitch «high concept» futuriste, façon Time Out en (légèrement) plus réaliste.

Dans ce contexte-là, nos héros (une famille de Wasp vivant paisiblement dans leur banlieue aisée) vont vivre une nuit infernale après que le petit dernier laisse entrer chez eux un pauvre hère poursuivi par une bande de psychopathes. Ces derniers, masqués et visiblement peu commodes, vont évidemment tout faire pour récupérer leur cible et mettre à mal la sécurité de la maison fortifiée.

L'idée de ce home invasion movie, perverse à souhait, est signée James DeMonaco, par ailleurs également réalisateur du film, sa deuxième mise en scène après le thriller Little New York en 2009 produit notamment par Europacorp, la boîte de Luc Besson. DeMonaco retrouve ici l'acteur Ethan Hawke, déjà présent dans son film précédent, et caste à ses côtés Lena Headey, décidément icône du cinéma de genre (Dredd, l'an dernier) entre deux saisons de Game of Thrones.

The Purge –qui, malgré son potentiel de série B fun, pourrait tout aussi bien s'avérer être une daube fascisante nauséabonde– sortira fin mai outre-Atlantique et est produit par Sebastien Lemercier, déjà derrière certains fleurons du cinéma de genre comme Insidious, le remake de Massacre à la Tronçonneuse ou encore Liberté-Oléron de Bruno Podalydès – si, si.

Notons pour conclure le regain d'intérêt que connaît le genre du home-invasion (cf Penthouse North, évoqué ici-même dernièrement). Son inévitable aspect huis clos réduisant les coûts de production, rien d'étonnant là-dedans à une époque où le film de genre, hors blockbuster estival, doit se serrer la ceinture. Lors du dernier festival de Gérardmer, l'américain You're next et sa réunion de famille qui tourne mal avait ainsi fait sensation. En bonus, son trailer bien efficace:

On vous laisse maintenant à vos requêtes Google «panic room», «serrures solides» et autres «système de sécurité anti-mecs chelous à masques d'animaux».

Alexandre Hervaud

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