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La nouvelle convention collective: une catastrophe pour le cinéma?

Charlotte Pudlowski, mis à jour le 27.03.2013 à 10 h 22

Dès décembre dernier, le réalisateur Robert Guédiguian l'assurait: la convention collective du cinéma français en préparation posait des problèmes graves. Selon lui, ses sept premiers films, («y compris Marius et Jeannette», précisait-il) n'auraient pas vu le jour s'il avait dû appliquer la convention du 19 janvier. «C'est un accord pour les riches patrons du cinéma et leurs riches employés», s'insurgeait-il.

Le texte de la convention collective «fixe des planchers de salaires que la production indépendante, largement majoritaire, ne peut pas systématiquement pratiquer. Il condamne l'existence de nombreux films à petit budget –entre cinquante et soixante-dix titres en moins par an selon les estimations», résumait Télérama il y a quelques jours.

Et les Echos précisent ce mercredi: «La mise en oeuvre de la première convention collective du cinéma français débouche sur une crise ouverte.» Quatre associations de producteurs, «représentant selon elles 95% de la production française», ont annoncé ne plus participer aux commissions (notamment au CNC) et comités régissant la vie du cinéma. «Elles demandent au gouvernement de ne pas étendre la convention collective signée entre une seule association de producteurs, l'API (qui regroupe les poids lourds du secteur comme Pathé, UGC, Gaumont ou MK2) et la quasi-totalité des syndicats de salariés, à l'exception de la CFDT.»

Le 11 avril, le gouvernement doit pourtant se prononcer officiellement sur l'extension de la convention à l'ensemble de la filière.

Charlotte Pudlowski
Charlotte Pudlowski (741 articles)
Rédactrice en chef de Slate.fr
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