Culture

Trailer est-il? Assault on Wall Street, mort aux traders!

Temps de lecture : 2 min

Avec sa légendaire finesse, Uwe Boll filme la révolte sanglante du petit peuple contre les requins de la finance. La lutte finale!

Anonymous vs Wall Street - DR
Anonymous vs Wall Street - DR

Uwe Boll est un cinéaste d'origine allemande dont la réputation exécrable (liée à ses mauvaises adaptations de jeux vidéo) cache malgré tout, parfois, de bons films. Au sein de la présente rubrique, on lui avait d'ailleurs adressé récemment une missive ouverte, désespéré de le voir persister dans la franchise heroic-fantasy King Rising toute cheap avec l'acteur bovin Dominic Purcell (Prison Break) en héros improbable. Notre lettre s'achevait toutefois sur une note d'espoir, en concédant que ce genre de projet lui permettait sans doute de financer des films plus originaux.

On n'avait sûrement pas tort, à en juger par les premières images de son futur film, Bailout: The Age of Greed –une traduction littérale pas très belle pourrait être «Renflouer: l'âge de l'avidité». Heureusement, ce titre n'était que provisoire et le film vient d'en changer: place désormais à Assault on Wall Street. Plus vendeur, plus clair, et plus facile à traduire.

Le trailer ci-dessous a visiblement été monté avant que le changement de titre soit décidé:

Boll filme ici sans pincette la révolte du prolétariat new-yorkais rincé par la crise économique, étranglé par les banques, méprisé par les autorités financières pendant que les traders de Wall Street gaspillent et gagnent sans compter.

Oui, ça sent le discours simpliste et populiste à plein pif, mais avouez que la perspective de voir Dominic Purcell dessouder au shotgun du yuppie new-yorkais est plutôt réjouissante. A ses côtés, on retrouve les fidèles seconds couteaux has-been du père Boll: Edward Furlong (le John Connor de Terminator 2), Eric Roberts (The Dark Knight), Keith David (Cloud Atlas), Michael Paré (Virgin Suicides), Clint Howard (Austin Powers), John Heard (Maman j'ai raté l'avion), etc.

La première du film aura lieu début avril... à New York, bien entendu, dans le cadre du Soho Film Festival. A cette occasion, le bon vieux Uwe s'est fendu d'un message pour expliquer la génèse de son film:

Uwe Boll, désormais exilé au Canada et fin connaisseur des rouages pour boucler un budget avec moult co-producteurs du monde entier, pourrait au premier abord passer pour «un petit intelligent, économique, vachement responsable»... Quelqu'un qui ne pense plus en allemand, quelqu'un qui pense «dans la langue de la finance internationale». Peut-être, mais c'est pour mieux lui dire «fuck you, bitch»!

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Alexandre Hervaud

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