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Trailer est-il? The Colony, le film de SF le plus profond jamais tourné

Alexandre Hervaud, mis à jour le 20.03.2013 à 18 h 35

Derrière un scénario post-apocalyptique plutôt classique, le film cache un atout réellement original: son incroyable lieu de tournage.

Laurence Fishburne, baby, burn - DR

Laurence Fishburne, baby, burn - DR

On ne pourrait guère reprocher au spectateur lambda de juger un peu hâtivement The Colony, film canadien de science-fiction avec Laurence Fishburne (Matrix), Bill Paxton (Aliens) et Kevin Zegers (Gossip Girl), en le reléguant vite fait au rang de potentiellement sympatoche série B à découvrir en vidéo –ou au cinéma si vous êtes au Canada à partir du 12 avril prochain. En effet, au premier abord, rien de foncièrement original dans ce long métrage post-apocalyptique un brin écolo signé Jeff Renfroe, par ailleurs monteur du fabuleux documentaire sur les vétérans hard rock Anvil.

Le pitch de The Colony est le suivant: une nouvelle période glaciaire a rayé de la carte une bonne partie de l'humanité. Les survivants sont cantonnés à vivre dans d'énormes tours isolées les unes des autres.

L'une des colonies en question reçoit le SOS d'un autre groupe de survivants. Partis leur prêter main forte, nos héros réalisent qu'ils ont affaire à une menace encore pire que la neige et le froid: rendus fous par la faim, une meute de survivants en mode zombies/infectés a entrepris d'exterminer tout ce qui bouge.

Un scénario plutôt classique, des gueules connues des amateurs de ciné de genre, on pourrait s'arrêter là dans le teasing, sauf qu'en creusant un tout petit peu, on a découvert que le film avait tout de même une caractéristique sacrément originale, relatée dans un passionnant article du Toronto Star, le premier quotidien canadien. Le film a en effet été partiellement tourné dans un gigantesque bunker sous-terrain du Norad (le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord) construit entre 1959 et 1963.

Le complexe, situé à North Bay dans le nord de l'Ontario, a été construit en pleine Guerre Froide. Surnommé «The Hole» (le trou), il accuse près de 185 mètres de profondeur, et c'est la première fois qu'un long métrage y est tourné –d'où la mention du «tournage le plus profond au monde», pour le Toronto Star. Tellement profond qu'aucun réseau mobile ne pouvait y être capté, imaginez un peu l'émoi de l'équipe de tournage.

Conçu pour résister à une guerre atomique entre l'URSS et les Etats-Unis, le complexe devrait clairement donner un certain cachet à The Colony qu'on pensait tourné dans un hangar désaffecté ou un studio quelconque à grand renfort de fonds verts.

Ah, et puisqu'on parle d'effets spéciaux approximatifs et de films d'anticipation à base de catastrophes climatiques glaçantes, c'est l'occasion de bazarder ici le trailer de 100 below zero, énième production The Asylum avec ces bons vieux Jeff Fahey (Lost) et John Rhys-Davies (Le Seigneur des Anneaux) et plein de monuments parisiens (Tour Eiffel, Arc de Triomphe) réduits en poussière par la force du vent et d'After Effects:

Alexandre Hervaud 

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