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Trailer est-il? Disconnect, le grand méchant Internet a frappé

Alexandre Hervaud, mis à jour le 12.03.2013 à 16 h 23

Addiction, porno, arnaques et harcèlement: tous les clichés sur un Web néfaste réunis dans un drame américain.

Jason Bateman ou la quête du top tweet - DR

Jason Bateman ou la quête du top tweet - DR

Le 12 avril sortira outre-Atlantique le film Disconnect, signé Henry Alex Rubin, le co-réalisateur du documentaire Murderball sorti en 2007 en France, une plongée dingue dans le monde d'un sport pouvant être décrit comme «du rugby pour handicapé en fauteuils roulants». Guère prolifique depuis la sortie de ce Murderball, Rubin revient donc aux affaires avec un thriller dramatique qui ressemble fortement, à première vue, à la version 2.0. du Collision de Paul Haggis.

Le synopsis est à ce titre plutôt évocateur: «Un avocat consciencieux accro à son portable ne trouve plus le temps de communiquer avec sa famille. Un couple voit tous ses secrets révélés en ligne. Un ex-flic veuf lutte pour éduquer son garnement de fils qui harcèle en ligne un de ses camarades. Une ambitieuse journaliste flaire le bon scoop en suivant un ado performer sur des sites X. Ils sont inconnus, voisins et collègues de travail et leurs histoires s'entrechoquent dans un thriller dramatique sur la lutte de gens ordinaires pour communiquer dans le monde connecté d'aujourd'hui.»

Wow, addiction, arnaque, cyber-harcèlement, sexe... si on devait faire un bingo des DANGERS DE L'INTERNET, le compte serait bon, en espérant qu'on nous cause aussi de la facilité à trouver des plans pour construire des engins explosifs via les forums Doctossimo. Et le résultat ressemble à ça:

Au casting, on retrouve Jason Bateman (Arrested Developpment) qui cartonne actuellement au box-office américain avec Arnaque à la carte, entouré par les Suédois Alexander Skarsgård (True Blood) et Michael Nyqvist (Millénium).

Doit-on s'attendre à un énième film diabolisant le Net, comme ceux prisés par les anciens acteurs de Friends? Sans doute. Le film n'a d'ailleurs pas été très bien accueilli par la presse l'ayant vu du côté des festivals de Venise ou de Toronto.

Ceci dit, on joue les vierges effarouchées, mais on ne devrait guère s'offusquer à ce qu'Internet serve de «base» à un scénario (dramatique, horrifique, comique, etc.), du moment que le résultat tient la route. Après tout, les films de voitures tueuses existent depuis un bail (Christine, Hybrid...) sans pour autant déclencher le courroux des automobilistes, par exemple. Et accessoirement Disconnect semble avoir le bon goût de ne pas évoquer les dangers du piratage, ce qui est tant mieux sachant qu'il n'a pas l'air d'avoir trouvé un distributeur français pour l'instant, si vous voyez ce que je veux dire...

Alexandre Hervaud

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Journaliste
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