Culture

Trailer est-il? «Ooga Booga», le «Django» du film de marionnettes tueuses

Temps de lecture : 2 min

Avec son histoire d'innocent afro-américain tué par des flics véreux réincarné en marionnette serial-killer, Ooga Booga va loin dans le délire sanglant.

Scary Movie (DR).
Scary Movie (DR).

Le 1er octobre dernier, Trailer est-il? débarquait sur Slate.fr tel un hobo des Internets, et, à peine ses bagages posés, envoyait la purée avec un trailer inaugural placé sous le sceau des marionnettes tueuses (et des nazis): Puppet Master X, du pape de la série B Charles Band. Quelques mois plus tard, nous sommes toujours là et Charles Band aussi puisqu'il revient avec un nouveau film de marionnette tueuse, Ooga Booga, disponible dans quelques jours sur la plateforme Grindhouseflix.

Pour être franc, notre première réflexion à la vision de son trailer a été quelque chose du genre «Soit ce truc est d'un racisme hallucinant, soit c'est une satire prônant l'amour entre les peuples». Soyez rassurés, c'est le second choix qui est le bon.

Ooga Booga est une histoire de vengeance. Celle d'un homme innocent et afro-américain tué par des flics racistes qui l'accusent d'avoir commis un crime. À sa mort, comme dans bien des cas similaires, son âme est tout simplement transférée dans le corps d'un jouet, la marionnette Ooga Booga.

La chose est une sorte de Chucky à coupe afro qui ne s'exprime qu'en borborygmes (c'est gênant, oui) quand il n'est pas doublé par une ancienne gloire du baseball. Petit ou pas, Ooga Booga exterminera tous ceux qui l'empêcheront de s'innocenter, histoire de laver son honneur et celui de sa veuve éplorée. Attention les yeux:

Le film aligne un paquet de stars sur le retour ou sur l'arrivée, comme Karen Black (La Maison des 1000 morts) et Stacy Keach (l'immortel Mike Hammer) dans la première catégorie, ou la pornstar Siri (elle a commencé à tourner après le lancement du logiciel éponyme d'Apple, pour info) et le podcasteur YouTube Maddoxx, et ses plus de 110.000 fans Facebook.

Pour la petite histoire, avec Ooga Booga, Charles Band la joue un peu Tarantino puisque lui aussi exploite, par petite touche, son propre «univers». En effet, la marionnette black colérique était déjà présente dans une de ses précédentes réalisations, en l'occurrence Doll Graveyard (le trailer est visible ici), sorti en 2005. Ceci dit, le côté tarantinesque le plus désiré par le cinéaste bis est son aspect badass antiraciste, à en juger par son poster qui convoque sans vergogne Django Unchained. Et il aurait tort de s'en priver!

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Alexandre Hervaud

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