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Ils ont écouté le dernier Bowie, «The Next Day», avant tout le monde

Johan Hufnagel, mis à jour le 27.02.2013 à 13 h 33

La couverture de The Next Day, disponible le 11 mars. DR

La couverture de The Next Day, disponible le 11 mars. DR

Le nouveau Bowie, qu’en disent les critiques triés sur le volet par sa maison de disques? En attendant que les gueux ne découvrent The Next Day[1] le 30e album de la star anglaise le 11 mars— ils se contenteront des deux très beaux clips vidéos sur YouTube et Vevo, nous avons compilé la plupart des articles consacrés à cette première écoute organisée dans des conditions très particulières: embargo de publication jusqu’au 27 février (que les anglais n’ont pas respecté, bien fait), pour éviter limiter le piratage et garantir un impact maximum dans les médias…. Comme nous avons raté la fête, voici une synthèse de ce qui est sorti dans les journaux choisis par PR de Sony en France et en Angleterre.

Christian Eudeline, Les Echos:

«Le premier extrait, “Where Are We Now?”, à l'ambiance un poil neurasthénico-nostalgique, n'est absolument pas représentatif de la thématique générale. Ce n'est ni le disque d'un homme malade, encore moins celui d'un mort vivant, mais bien le résultat d'un esprit au bon fonctionnement dans un corps en pleine santé. On aimerait à ce stade comprendre un peu plus les textes, et ce sera là la seule déception de ce disque, difficile à capter dans une écoute aveugle, même en se concentrant, la voix est d'ailleurs légèrement mixée en dessous des instruments.»

Neil McCormick, The Telegraph, *****/*****:

«L’album est une pure merveille: brut, tranchant, audacieux, beau et déroutant, stimulant, bourré d’émotions, musicalement déchiquetée, un éclair dans son propre mythe, obsédé par la célébrité et les guerres urbaines du XXIe siècle.»

Andy Gill, The Independent, *****/*****:

«Le plus grand album comeback dans l’histoire du rock(…) Le résultat est un album qui transpire, avec anxiété ou un sentiment de dégoût, les craintes et les problèmes d'un monde déchiré par les conflits et distrait par la célébrité superficielle.»

Alexis Petridis, The Guardian,  **** /*****:

«Malgré la densité lyrique, le succès The Next Day réside dans des plaisirs simples. Ceux qui voudront le critiquer diront qu’il n’est pas au niveau du travail Bowie des années 70. C’est sans doute vrai. Et alors? Cela rendra mal justice à un album qui est à la réflexion, étrange et rempli de grandes chansons. Ecouter The Next Day nous fait espérer que ce n'est pas un album isolé, que le retour de Bowie va durer.»

Didier Péron et Eric Loret, Libération (sur abonnement), très critique sur la méthode d’écoute choisie:

«Bowie ne s’est jamais remis du méga succès de Let’s Dance. Cette assomption financière inouïe (14 millions d’albums vendus, une tournée sold out monstre) le transforme de Dorian Gray rock énigmatique, en Phil Collins à moumoute.»

Will Hodgkinson, The Times: *****/*****

«Un grand album et un parfum de mystère».

Sandrine Etoa-Andegue, France Info:

«Les textes sont actuels, même si l’album, toutes guitares hurlante, renvoie à différentes périodes de la discographie prolixe de Bowie, un disque démonstratif, énergique, éclectique, du blues au hard rock.»

Benjamin Chapon, 20 minutes:

«Peu de ballades, beaucoup de chansons rock épiques, quelques expérimentations sonores, du saxophone (sic) et des guitares électriques en distorsion systématiques… Mais pas de tube. La principale qualité de cet album, et une surprise pour ceux qui annonçaient un Bowie mourant, est son énergie.(…) Le résultat est globalement réussi, et lorsqu’il chante en voix brut, comme sur la magnifique ballade You Feel So Lonely You Could Die, on se dit que David Bowie est toujours The Duke ; Et qu’il pourrait bien faire encore plusieurs bons albums.»

Olivier Nuc, Le Figaro:

«The Next Day apparaît comme le cousin éloigné de Scary Monsters (1980), considéré comme le dernier chef-d'œuvre du maître pop. (…) Des clins d'œil à The Man Who Sold the World ou Ziggy Stardust émaillent cette collection de très bons titres, qui s'achève sur un final éblouissant: la ballade Heat, chantée d'une voix sépulcrale, accompagnée de cordes, au texte superbe.»

[1] Il sagit donc bien évidemment de The Next Day, et non pas The Next Web, comme indiqué dans un premier temps par erreur et automatisme... Retourner à l'article

Johan Hufnagel
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