Culture / Culture

Trailer est-il? Hours, c'est ma fille, ma bataille

Temps de lecture : 2 min

Ce thriller avec Paul Walker a tout l'air d'être le film le plus stressant jamais réalisé pour les jeunes pères de famille.

O, Katrina! Why you gotta be mean? - DR
O, Katrina! Why you gotta be mean? - DR

A l'heure où bronzer peinard sur une grue jaune en faisant des graffiti passe pour le parangon de la paternité en France, Hollywood vient à nouveau nous rabaisser à notre petit niveau d'Européen poilus bouffeurs de fromages en dégainant THE film sur les défis de la paternité: Hours.

Hours fleure bon le high concept movie comme il en pleuvait avant que les studios ne se contentent d'acheter les droits de tout ce qui peut s'acheter (romans, séries, comptes Twitter) pour torcher des scripts.

Le pitch est le suivant: un homme accompagne sa femme enceinte à l'hôpital qui donne naissance à une petite fille prématurée avant de succomber pendant l'accouchement. Comme si ce n'était pas assez la mouise comme ça pour le néo-veuf et néo-papa, signalons que l'histoire se déroule en août 2005 à la Nouvelle-Orléans, alors que se profile un ouragan de derrière les fagots gentiment nommé Katrina.

Inondation oblige, l'hôpital est obligé d'évacuer, mais impossible de transférer le nouveau-né qui nécessite d'être branché à un respirateur artifciel en permanence. Quand l'électricité est coupée, le daddy cool doit se débrouiller pour recharger les batteries de la chose à coups de manivelles, tout en se démerdant pour appeler les secours et se défendre contre les racailles de pilleurs qui rôdent.

Dans le genre postulat de base stressant, ce premier film signé Eric Heisserer se pose là. Heisserer s'est fait connaître en écrivant divers scripts dont celui des remakes de The Thing ou des Griffes de la Nuit, pas terribles, mais également du fun Destination Finale 5. En tête d'affiche, on retrouve le too fast too furious Paul Walker, échappé de la franchise pétaradante avec Vin Diesel et désormais habitué aux films d'actions de série B souvent distribués à l'arrache ou direct-to-video. Espérons pour lui que ce huis clos inventif tienne toutes ses promesses.

Alexandre Hervaud

Alexandre Hervaud Journaliste

Newsletters

New York, années 1980, souvenirs d’une époque disparue

New York, années 1980, souvenirs d’une époque disparue

Regarder les photographies de New York prises par Robert Herman dans les années 1980, c’est un petit peu comme regarder un film. Une fois transportés vers une époque de New York de plus en plus aimée et mythifiée à mesure qu’on s’en éloigne, le...

Beyoncé et Britney Spears doivent beaucoup à Michael Jackson (pas le chanteur, le danseur)

Beyoncé et Britney Spears doivent beaucoup à Michael Jackson (pas le chanteur, le danseur)

Moonwalk, anti-gravity lean, balancé testiculaire… Michael Jackson maîtrisait certes des «steps» hors de portée du commun des mortels, mais il a surtout introduit une certaine idée du métissage chorégraphique sur les dance floors.

Voici ce que vous auriez pu faire des 16.000 ans que vous avez passé à regarder «Gangnam Style»

Voici ce que vous auriez pu faire des 16.000 ans que vous avez passé à regarder «Gangnam Style»

Le clip de Gangnam Style, le tube du sud-coréen Psy, a dépassé la barre des 2 milliards de vues sur Youtube cette semaine. Depuis le 12 juillet 2012, date de mise en ligne de la vidéo sur YouTube, nous aurions ainsi passé plus de 140 millions d...

Newsletters