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Quelques raisons de revoir (et revoir, et revoir...) «Un jour sans fin»

Jean-Marie Pottier, mis à jour le 02.02.2016 à 10 h 37

Bill Murray dans «Un jour sans fin» (Columbia Pictures)

Bill Murray dans «Un jour sans fin» (Columbia Pictures)

Cet article a été originellement publié en 2013 pour les vingt ans de Un jour sans fin.

Il y a vingt ans, Bill Murray entendait son réveil sonner 6h du matin en lui fredonnant du Sonny & Cher. Puis entendait à nouveau son réveil sonner 6h du matin en lui fredonnant du Sonny & Cher. Puis faisait tomber son réveil qui venait de sonner 6h du matin en lui fredonnant du Sonny & Cher. Puis fracassait son réveil qui venait de sonner 6h du matin en lui fredonnant du Sonny & Cher...

Bref, vivait Un jour sans fin, titre français du Groundhog Day d'Harold Ramis, sorti le 12 février 1993 aux Etats-Unis (puis en juillet en France). Plutôt bien accueilli par la critique à sa sortie, le film est depuis devenu culte: voici donc quelques raisons de le revoir sans fin, résumées en vingt liens comme autant de bougies.

Parce que Bill Murray, bien sûr. Parce que c'est un film qui est fait pour être regardé douze fois de suite dans la journée, comme le propose chaque année une université américaine. Parce que c'est le seul moyen de rendre supportable I Got You Babe, surtout écouté en boucle.

Parce qu'il vous faudra le revoir pas mal de fois pour être enfin sûr du temps pendant lequel Bill Murray reste «prisonnier» dans le film: trente à quarante ans, comme l'avait affirmé Ramis? Soit par exemple 12.935 jours, donc plus de 33 ans, comme l'avait confirmé un site? Seulement 3.176 jours, soit huit ans, comme l'a calculé un blog? Ou carrément 10.000 ans, comme l'a affirmé un acteur?

Parce que grâce à lui, nous, les Français peu familiers du «jour de la marmotte», nous connaissons cette petite ville à l'orthographe étrange qu'est Punxsutawney, Pennsylvanie. Même si, en fait, il faudra plutôt aller en pélerinage à Woodstock, Illinois, lieu du tournage où l'endroit où trébuche Bill Murray est immortalisé.

Parce que le film compte des fans prestigieux: la Nasa, Barack Obama (qui a souvent plutôt bon goût) ou le réalisateur du récent Happiness Therapy, David O. Russell (qui l'a classé dans ses meilleurs films de tous les temps et chante ses louanges en longueur dans le Guardian).

Parce que si vous croyez en Dieu, vous devriez y trouver votre compte. Et si vous croyez en l'Internet aussi, vu qu'une seule de ses scènes en résume l'intégralité.

Parce que si vous êtes fan de Take Shelter, le revoir vous permettra de repérer enfin la scène avec Michael Shannon, qui faisait ses débuts au cinéma. Parce qu'il y a aussi un des seconds rôles les plus drôles de la comédie américaine: «Ned! Ryerson!» (incarné par Stephen Tobolowsky, qui a récemment relaté ses souvenirs du tournage).

Et enfin, parce que c'est un film qui vous enseigne plein de choses —qu'elles soient très prosaïques (ne réglez jamais votre réveil sur une station de radio) ou très profondes, comme cette maxime du site Vulture: «La façon la plus simple d'empêcher un voyage dans le temps indésirable est d'arrêter de se comporter comme un crétin.»

Jean-Marie Pottier
Jean-Marie Pottier (944 articles)
Rédacteur en chef, responsable de la newsletter politique «Le Jour d'après». Auteur de «Indie Pop 1979-1997» et «Ground Zero. Une histoire musicale du 11-Septembre» (Le Mot et le Reste).
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