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Trailer est-il? Lost Destination, street-art trippant

Alexandre Hervaud, mis à jour le 11.02.2013 à 17 h 34

Venu d'Espagne, le nouveau choc des producteurs du Labyrinthe de Pan raconte la chute d'une ado dans un monde parallèle.

Ado et vilaine peau - DR

Ado et vilaine peau - DR

On se désolait dernièrement de la difficulté rencontré par le cinéma espagnol pour traverser les Pyrénées –ou, pour ce que ça change, le ciné anglais pour traverser la Manche, le ciné allemand avec le Rhin, etc.

Entre la surproduction française et l'hégémonie américaine, difficile pour le reste de la cinématographie mondiale, même européenne, de s'inscruster dans nos salles. Alors quand un film fantastique espagnol est finalement distribué en France, quand bien même directement sur le marché vidéo et plus d'un an et demi après sa sortie domestique, on ne fait pas la fine bouche.

D'autant qu'on doit le film aux producteurs de l'Orphelinat et du Labyrinthe de Pan, deux chocs fantastiques comme la patrie d'Alejandro Amenábar sait nous gratifier.

Le film en question a perdu son titre original (Verbo) en débarquant par chez nous sous un blase anglophone, Lost Destination. Premier long métrage d'un certain Eduardo Chapero-Jackson, quadra originaire de Madrid, Lost Destination raconte comment une ado de 15 ans, Sara, plutôt paumée et obsédée par des messages façon street-art disséminés sur les murs de la ville qui semblent lui être destinés.

A la suite d'un événement assez traumatisant qu'on ne dévoilera pas ici, Sara découvre une sorte de monde parallèle peuplé de gens étranges, comme en témoignent les visions tantôt cauchemardesques, tantôt époustouflantes proposées par le trailer –par ailleurs visible en VF sur YouTube, mais ci-dessous en version originale:

Si le film ne fédère pas vraiment sur IMDb (il recueille une moyenne de 4,5/10 sur 329 spectateurs), certaines critiques lui reconnaissent malgré tout d'indéniables qualités, notamment au niveau de son esthétique.

Du côté du site Twitchfilm, on regrette la pauvreté des dialogues tout en louant «la direction artistique, les nombreux décors, la bande sons et l'esthétique inspirée du jeu vidéo» que propose Lost Destination.

Le film sort ce 11 février en France, chez Seven Sept. qui serait bien inspiré de hâter un peu son rythme de sortie de films... surtout quand ceux-ci sont déjà disponibles dans les Fnacs de nos voisins depuis dix mois!

Alexandre Hervaud

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