Cinéma: «Happiness Therapy» et «Big & Bad» remplacent «Silver Linings Playbook» et «Pain & Gain»

L'affiche de «Happiness Therapy»

L'affiche de «Happiness Therapy»

On a tous nos petites obsessions à la rédac' de Slate (en plus de notre amour, commun, pour Bill Murray).

Personnellement, ce sont les adaptations bizarres de titres de films américains pour leur sortie française, et plus particulièrement les adaptations en anglais de titres déjà à la base en anglais.

Mais si, rappelez-vous:

  • No Strings Attached qui est devenu Sex Friends
  • Youth in Revolt > Be Bad
  • Date Night > Crazy Night
  • Knight and Day > Night and Day
  • Sans oublier toute la saga des Step Up, devenue Sexy Dance en France

J'en avais même tiré un article sur les raisons de cet amour pour l'anglais, mais l'anglais facile: principalement l'attrait pour une clientèle de jeunes qui trouvent que les States, c'est trop in, et c'est encore plus in quand on peut surfer sur le succès d'autres films de la même veine (American Trip et Very Bad Cops ont ainsi suivi Very Bad Trip, lui-même à la base titré The Hangover, et inspiré de Very Bad Things).

Je vous présente donc ma tristesse du moment: Silver Linings Playbook, la comédie romantique indépendante qui fait vibrer les cérémonies de récompense américaines (Jennifer Lawrence et Bradley Cooper sont notamment nommés aux Oscars), retitrée Happiness Therapy.

Et le prochain film de Mark Wahlberg et Dwayne «The Rock» Johnson, Pain & Gain –pas encore d'affiche française– devenu Big & Bad.

Je ne dis pas que c'est facile. Le titre de Silver Linings Playbook est relativement opaque même pour les anglophones: en gros, il signifie «mode d'emploi du bon côté des choses» (et fait référence à un passage du film). Et peut-être devrais-je être heureuse que ces adaptations nous donnent à lire de l'anglais –même de l'anglais simple– alors que ce n'est pas notre point fort. Sans oublier qu'une traduction semi-littérale de type «Mode d'emploi du bonheur» serait encore plus gnangnan. Mais quand même.

Je vais oublier tout ça en relisant ce billet de Christophe Courtois sur les plus belles adaptations françaises de titres anglosaxons.

C.D.