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Trailer est-il? Dead Before Dawn 3D, le regard zombie de la mort

Temps de lecture : 2 min

Impossible de résister aux mélanges de teen movie, comédie horrifique et film de zombie.

Kill the cheerleader, save the world - DR
Kill the cheerleader, save the world - DR

Il est certains genres de films dont on se croit immunisé, des métrages aux pitchs qui refoulent le déjà-vu 1.000 fois et qui donneraient plus envie de zapper qu'autre chose. Le genre «comédie de zombies avec un casting choral » en fait clairement partie et pourtant, tout comme il est purement impossible d'éviter de plonger la main dans une soucoupe de cacahuètes à l'apéro même si on n'a pas faim et qu'elles goûtent le pipi, on se laisse prendre à chaque fois. La dernière fois, c'était d'ailleurs au cinéma grâce au sympathique Zombieland, et l'expérience n'était pas désagréable.

Aujourd'hui, c'est le film canadien Dead Before Dawn 3D qui attire notre attention.

Si le film s'est déjà dévoilé il y a quelques mois via un trailer généreux, il reste encore invisible sur la plupart des territoires (en dehors de la Russie et quelques pays limitrophes où il est sorti l'automne dernier).

Les droits de cette comédie ayant été vendus pour l'Amérique du Nord et la Grande-Bretagne, on devrait tout de même assez vite pouvoir choper une copie de la chose dont le slogan n'est autre que: «mi-zombie, mi-démon, 100% zémon!». Merveille d'inventivité, n'est-ce pas?

Le film raconte la folle nuit d'une bande d'amis sur lesquels s'abat une malédiction après avoir cassé une quelconque antiquité maléfique (ah les cons, Christopher Lloyd, le Doc Brown de Retour vers le futur qui cachetonne ici, les avait pourtant prévenus!). Désormais, quiconque regarde dans les yeux notre petite troupe se change illico en «zémons» vorace.

Traitez-nous de faibles, mais la vision d'un groupe de pom-pom girls zombifiées dans un film indépendant en 3D relief suffira toujours à nous ouvrir l'appétit filmique. En plus, c'est une demoiselle (une certaine April Mullen) qui réalise la chose, ce qui mérite toujours d'être signalé eu égard au nombre quasi inexistant de réalisatrices se frottant au zombie movie. Ah, si seulement Kathryn Bigelow avait réalisé Zombinladen!

Alexandre Hervaud

Alexandre Hervaud Journaliste

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