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Trailer est-il? Death Metal Angola, la corne du diable de l'Afrique

Alexandre Hervaud, mis à jour le 28.01.2013 à 18 h 47

Dans une ville ravagée par la guerre, un orphelinat africain mise sur le headbanging et le gros son.

Death Metal Angola - DR

Death Metal Angola - DR

Quand on évoque le doux son du death metal (qui est, rappelons-le, un «sous-genre extrême de metal qui emploie généralement des guitares très distordues, des tremolo picking, des growling profonds, des blast beats, des clefs mineurs ou l'atonalité et des structures complexes avec de multiples changements de tempo» , dixit une fiche Wikipedia dont la consultation elle-même nécessite Wikipedia pour tout comprendre, une sorte d'Inception encyclopédique quoi), bref quand on cause de tous ces merveilleux groupes à boules Quiès cachées par une chevelure fuligineuse, on ne pense pas forcément à l'Angola, ce pays aux 20 millions d'habitants de langue portugaise situé au sud-ouest de l'Afrique.

D'ailleurs, soyons honnêtes: quitte à sombrer dans le cliché racial, on a plutôt tendance à croiser du caucasien dans les concerts de metal, et pour avoir bourlingué plus d'une fois au Hellfest, les peaux sombres qu'on y voit sont plus souvent du fait de la boue que de la pigmentation.

Ceci étant dit, le sujet du documentaire Death Metal Angola n'en est que plus attirant: ce film de Jeremy Xido qui commence à faire le tour des festivals –il était projeté dimanche soir au festival du film de Rotterdam– s'intéresse à l'organisation du tout premier festival national de rock extrême par une équipe chargée d'un orphelinat à Huambo, la deuxième ville du pays détruite par des années de guerre.

Le réalisateur du film explique dans un texte très touchant sur le site officiel de Death Metal Angola qu'il a découvert l'existence de cette scène par pur hasard, via une rencontre imprévue dans un café, alors qu'il traversait le pays pour des recherches sur un documentaire au sujet bien différent: le système ferroviaire. Niveau BO et originalité, on a plutôt gagné au change a priori.

Alexandre Hervaud

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