Culture

Trailer est-il? Offender, un justicier dans la prison

Temps de lecture : 2 min

Un film de vengeance façon Prison Break venu d'outre-Manche.

Et le maton te guette - DR
Et le maton te guette - DR

Cette semaine, le réalisateur anglais Michael Winner nous a quitté à l'âge de 77 ans. Winner, que l'on avait croisé une dernière fois devant la caméra en 2010 via une courte apparition dans Cadavres à la pelle de John Landis, était connu pour avoir réalisé des films comme Le Grand Sommeil (la version de 1978 avec Robert Mitchum), Le Flingueur (alias The Mechanic, récemment remaké avec Jason Statham) et surtout les trois premiers volets de la franchise Death Wish (alias Un justicier dans la ville), mètre-étalon du vigilante movie (film de vengeance) avec Charles Bronson, longtemps conspués pour leur vision violente et conservatrice de la justice avant d'être plus ou moins réhabilités (plus par suivisme que par conviction) grâce à Tarantino and co.

En mémoire aux assassinats revanchards de malotrus qui l'avaient sans doute bien cherché, ambiance œil pour œil, dent pour mâchoire intégrale, c'est donc vers le genre du vigilante movie que l'on va se pencher aujourd'hui avec un film anglais sorti outre-Manche l'été dernier (et dispo en DVD british depuis fin décembre): Offender.

Accrochez-vous, le pitch fait mal: un jeune homme, Tommy, perd sa petite amie (enceinte, en plus) agressée par un gang violent. Il décide de la venger, mais apprend que les agresseurs viennent d'être arrêtés et placés en détention.

Ni une, ni deux, il s'en va tabasser un flic qui passe par là pour se faire à son tour arrêté, afin de pouvoir maraver trankiloum les bourreaux de sa chérie en zonzon. Une sorte de Prison Break où les seules choses qui «break» sont les os et organes internes des mécréants.

Premier long d'un certain Ron Scalpello, le film repose sur les épaules de l'acteur Joe Cole, aperçu dans les séries Skins et The Hour, et les images proposées ont l'air d'une redoutable efficacité.

Reste à savoir si la chose sera un jour visible en France. Pour un auteur anglais enfin remarqué par les distributeurs français comme Ben Weathley (dont deux films, Kill List et Touristes, sont sortis en France l'an dernier à quelques mois d'intervalle), combien de thrillers, de comédies, de films de genre ou de drame sociaux (non signés Ken Loach) croupissent outre-Manche sans visibilité aucune par chez nous?

C'est triste à dire, mais cinématographiquement parlant, la sortie de l'Angleterre de l'Union européenne ne changerait pas grand-chose pour le public français.

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Alexandre Hervaud

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