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Bienvenue dans notre live-blog de Cinquante nuances de Grey, le best-seller érotique américain qui vient de sortir en France. Retrouvez les chapitres 1 à 5 ici. On reprend à la page 94, et il va enfin y avoir du sexe!
Attention, Christian vient d’embrasser Anastasia à la fin du chapitre 5, dans un ascenseur. Et par embrasser je veux dire:
«Il me pousse contre le mur de la cabine, m’agrippe les deux mains et les cloue au-dessus de ma tête tout en m’immobilisant avec ses hanches. De sa main libre, il m’attrape par les cheveux et tire dessus pour me renverser la tête en arrière; il écrase ses lèvres sur les miennes. C’est presque douloureux. Je gémis, livrant passage à sa langue qui en profite pour explorer ma bouche. Je n’ai jamais été embrassée comme ça. Ma langue caresse timidement la sienne et s’y joint pour une danse lente, érotique, un frotté-collé-serré de sensations. Il m’attrape par le menton. Je suis sans défense, les mains épinglées au mur, le visage maintenu; ses hanches m’empêchent de bouger. Son érection contre mon ventre.» p.92
Mais Anastasia étant le personnage qu’on commence à connaître, elle ne déduit rien sur les envies sexuelles de Christian de ce premier baiser.
Ni du moment où, alors qu’ils s’apprêtent à s’envoler en hélicoptère privé piloté par Christian «Bruce Wayne» Grey, il l’attache à un harnais de sécurité de la sorte:
«Il resserre les deux sangles supérieures, ce qui m’immobilise presque entièrement. Si je pouvais me pencher, j’aurais le nez dans ses cheveux –il sent le propre, le frais, c’est divin– mais je suis fermement ligotée à mon siège. Il me regarde en souriant, comme s’il savourait une éternelle petite plaisanterie comprise de lui seul [...]
— Maintenant, vous ne pouvez plus vous échapper. Respirez, Anastasia, ajoute-t-il doucement.
Il me caresse la joue et fait glisser ses longs doigts jusqu’à mon menton, qu’il attrape entre le pouce et l’index. Il se penche vers moi et pose sur mes lèvres un petit baiser chaste qui me laisse pantelante, le ventre crispé par ce contact exaltant et inattendu.
— J’aime bien ce harnais, chuchote-t-il.
Quoi?» p.103
Quoi? QUOI? Et là, pas trace de la «conscience» ou de la «déesse intérieure» de notre héroïne pour lui donner un indice.
Après être arrivés chez Christian, à Seattle, celui-ci fait signer un accord de confidentialité à Anastasia, puis lui montre enfin de quoi il retourne, en ouvrant la porte de sa «chambre de jeu», rebaptisée «chambre rouge de la douleur» par Ana, où il s’adonne à des parties de sexe sado-masochistes avec ses soumises.
Mais on reviendra au sexe sado-masochiste plus tard, parce qu’avant ça, il y a le sexe tout court.
Je me retrouve citée dans un article sur le «E.L. James bashing», où l’on dit que ce live-blog est là pour partager mon «indignation» avec les lecteurs. Ce n’est pas là mon projet, puisque je suis loin d’être indignée par Cinquantes nuances.
Alors oui, je n’ai pas été tendre avec Anastasia, ni du coup avec E.L. James, dans mon récit des premiers chapitres, mais c’était parce qu’il n’y avait pas de sexe! Et que pour un livre vendu comme érotique, devoir attendre la page 129 pour que les vêtements volent, c’est long.
Mais quand enfin, on y arrive, E.L. James ne déçoit pas. Extrait de la première scène de sexe du livre (et d’Anastasia), qui dure 7 pages:
«Cette fois il ne s’arrête plus. Il s’accoude pour que je sente le poids de son corps sur le mien, me clouant sur place. D’abord il bouge lentement, rentrant et ressortant en douceur. Je m’habitue à cette sensation étrange et mes hanches vont timidement à sa rencontre. Il accélère, me pilonne de plus en plus vite, sans merci, à un rythme acharné, je soutiens la cadence, je vais à la rencontre de ses coups de rein. Il agrippe ma tête entre ses mains et m’embrasse durement, en mordant ma lèvre inférieure. Il se déplace un peu et je sens quelque chose qui monte du plus profond de moi, comme la première fois. Je commence à me raidir tandis qu’il continue à me pilonner sans trêve. Mon corps frémit, se cambre; je sens la sueur m’inonder. Oh mon Dieu... Je ne savais pas que ça serait comme ça... Je ne savais pas qu’on pouvait se sentir aussi bien. Mes pensées s’éparpillent... Il n’y a plus que la sensation... plus que lui... plus que moi... de grâce... je me raidis.
– Jouis pour moi, Ana, chuchote-t-il à bout de souffle.
A ces mots, j’explose autour de lui et j’éclate en millions de morceaux.» p.135
Je sais pas pour vous, mais les récits détaillés des parties de jambes en l’air de Christian et Ana ont excité Diane Saint-Réquier et Medellia. Et elles ne sont pas les seules, puisque les libraires français annoncent déjà un gros succès, alors que le livre vient de sortir.
Je dois avouer que j’ai du mal à comprendre la nuée de critiques qui s’abat sur le sexe tel qu’il est présenté dans Fifty shades. Ça a commencé aux Etats-Unis, où le genre s’est vu affublé de l’horrible surnom de mommy porn, littéralement «porno pour mamans».
On le dirait en tapotant sur la tête d’une lectrice qu’on ne pourrait pas faire plus condescendant. Mesdames, si vous achetez ce livre vous ne lirez pas du «vrai porno» mais du «porno pour maman», parce que c’est bien connu, les mamans n’aiment pas le porno (comme le note le directeur de la collection érotique la Musardine Stéphane Rose, le terme sous-entend en plus qu’il y a «un porno soft, féminin, bon teint pour les mamans, en opposition à un porno plus cru et salace pour les femmes prétendument plus délurées»).
Vous n’êtes pas mère? Vous n’avez aucune raison de lire ce livre, allez donc faire un tour sur YouPorn. Vous êtes UN HOMME? Malheureux, je ne sais même pas comment vous osez le lire alors que vous n’avez pas de vagin (peu importe que, surprise, des hommes aussi achètent Fifty shades aux Etats-Unis...).
Donner à la fiction érotique un surnom pareil «suggère qu’il y a quelque chose de mal dans le fait de vouloir lire –ou écrire– de la fiction sexuelle», estime la blogueuse féministe Avital Norman Nathman, qui demande également:
«Si le livre avait été markété pour les hommes plutôt que les femmes, est-ce qu’on aurait eu droit à ces mêmes réactions, quelque part entre la dérision et la condescendance? Est-ce qu’on aurait appelé ça “daddy porn”? Non.»
Arrêtons deux secondes avec le porno pour maman ou, dans une autre traduction toute aussi condescendante, pour la ménagère de moins de 50 ans. N'en déplaise à l'auteure elle-même, qui en a marre que les journalistes français ne lui parlent que de sexe et pas d'amûûûr, si on considère que la pornographie montre explicitement des scènes sexuelles (là où l'érotique ne montre pas un pénis rentrant dans un vagin), le sexe dans Fifty shades of Grey, c'est du porno:
«Il change de position pour se placer entre mes jambes, sa main remonte de ma cuisse à mes fesses, qu’il caresse lentement, puis ses doigts glissent jusqu’à mon entre-jambes.
– Je vais te prendre par derrière, Anastasia.
De sa main libre, il saisit mes cheveux sur ma nuque, les enroule dans son poing et tire dessus pour m’immobiliser la tête. Je suis clouée sous lui, sans défense.
– Tu es à moi. Rien qu’à moi. Ne l’oublie jamais.
Sa voix est enivrante; ses paroles grisantes, séduisantes. Je sens son érection contre ma cuisse.
Ses longs doigts massent délicatement mon clitoris d’un lent mouvement circulaire. Son souffle est doux sur mon visage tandis qu’il mordille la ligne de ma mâchoire.
– Tu sens divinement bon.
Il frotte son nez derrière mon oreille; ses mains caressent mon corps en cercles concentriques. Mes hanches ondulent sous l’effet d’un plaisir d’une intensité presque douloureuse.
– Ne bouge pas, m’ordonne-t-il d’une voix douce mais urgente.
Lentement, il insère son pouce en moi pour caresser la paroi antérieure de mon vagin. C’est hallucinant –toute mon énergie se concentre sur cette petite parcelle de mon corps. Je gémis.» p.137
Alors après, que ça vous excite ou pas, c’est votre problème. Si ça vous rend plus:

que

J’en suis désolée pour vous.
Fifty shades ne peut pas gagner. Soit son cul est jugé trop gentillet (avec le terme de mommy porn outre-Atlantique, en comparaison à Histoire d’O ici), soit, quand on s’accorde à dire que c’est du porno, c’est pour mieux s’en plaindre.
Pour Le Figaro, par exemple, le «génie de E.L. James consiste à avoir fait croire au monde entier que son livre recelait des pages troublantes. Or les scènes “hot”, “hard” ou X, bien que n’épargnant aucun détail au lecteur, ne suscitent pas la moindre émotion. C’est du porno à deux balles».
Je ne sais pas trop comment dire ça au Figaro alors je me lance: les femmes aiment le porno. Pas toutes hein, mais les femmes aiment le porno, et même elles aiment se masturber et jouir sans la moindre émotion, juste par pure excitation mécanique après une vidéo sur YouPorn, un passage sur Tumblr ou 10 pages de Cinquante nuances.
Je laisse le Saturday Night Live en donner la preuve en vidéo:
Oui, le livre est mal écrit et ses dialogues aussi, mais on ne demande pas à un film porno d’être bien écrit, donc je ne vois pas pourquoi on le demande à Fifty shades.
Troisième critique contre les scènes de sexe dans Fifty, le manque de réalisme de ce cul où Ana jouit tout le temps et plusieurs fois d’affilée, grâce à une stimulation clitoridienne, vaginale, ou... mammaire, puisque c’est comme ça qu’elle a son premier orgasme:
«Il souffle très doucement sur un sein tandis que sa main s’avance vers l’autre; il fait lentement rouler la pointe sous son pouce, ce qui l’allonge encore. Je gémis: cette nouvelle sensation me remue jusqu’à l’entrejambes. Je suis trempée. Par pitité... Je m’agrippe aux draps quand ses lèvres se referment sur mon autre téton; quand il tire dessus je suis au bord de la convulsion.
–Voyons un peu si on peut te faire jouir comme ça, murmure-t-il en poursuivant son assaut sur mes sens.
Mes tétons subissent l’attaque délicieuse de ses doigts et de ses lèvres habiles jusqu’à ce que tous mes nerfs s’embrasent; mon corps se tord sous ce supplice exquis. Il est impitoyable.
–S’il te plaît...
Je l’implore, tête renversée en arrière, bouche ouverte, gémissante, jambes tendues.
Bordel, qu’est-ce qui m’arrive?
–Laisse-toi aller, bébé, murmure-t-il.
Ses dents se renferment sur un téton, son pouce et son index tirent sur l’autre, et j’explose entre ses mains, le corps convulsé, éclaté en mille morceaux.» p.133
Outre le fait qu’apparemment, on peut vraiment jouir des seins, le sexe dans la vraie vie ne se passe pas non plus toujours comme celui du porno, et y a même un site pour le dire. Ana arrive à faire du deep-throat pour sa première pipe, tant mieux pour elle et pour Christian, c’est aussi réaliste que ce qu’on voit sur YouPorn. Cinquante nuances n’est pas un manuel de sexe (même si Larousse sort bientôt un manuel inspiré du livre), pas plus que le X n’est de l’éducation sexuelle.
En fait, j’ai du mal avec toutes ces critiques vu l’effet qu’a le livre. Si les femmes se mettent à acheter plus de sex toys ou que les scènes de Cinquante nuances de Grey leur donnent des idées pour changer leur routine sexuelle, si certaines osent enfin lire des livres érotiques parce que «tout le monde en parle», tant mieux! Si ça se trouve, elles achèteront ensuite Histoire d’O. Et sinon, peu importe. Vous aurez beau hurler que c’est pas du vrai porno/ c’est trop du vrai porno, elles s’en contretouchent.
Cécile Dehesdin
Dossiers : Cinquante nuances de Grey, Fifty Shades of Grey, sexe, porno, Histoire d'O, mommy porn, Fifty Shades: le live-blog



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Cécile,
J'ai vraiment du mal à être d'accord avec vous sur certains points du blog d'aujourd'hui. Et en même temps j'ai été aussi déçu que vous (surpris aussi) par les critiques unanimes des journalistes francophones (qui, au hasard de mes recherches Google sont toutes des femmes, étonnamment). Je ne suis ni femme, ni critique littéraire et je suis malheureusement (presque) dans la catégorie de ceux qui critiquent sans avoir lu le bouquin. Je me suis fait raconter l'histoire par une lectrice qui a beaucoup aimée et j'ai feuilleté l'édition e-book et lu de courts extraits. J'ai aussi suivit un live-blog à la maison en me faisant raconter les tribulations du couple Steel-Grey chapitre par chapitre cet été. (Je m'hasarderais à affirmer que vous trouverez la fin très décevante, chère Cécile.)
La où je serais très critique, donc, c'est par rapport à l'amalgame posé ici où vous laissez à penser que celles qui lisent et ont aimé "50 shades" sont aussi celles qui regardent et aiment les vidéos porno (et vice versa). J'ai du mal à me laisser convaincre par cet argument (nous restons évidemment sur le public Américain, pas Français). Toutes les femmes (oui, les femmes, car je n'ai pour l'instant trouvé aucun homme) qui m'ont dis avoir lu et aimé "50 shades" ont été réellement choquées, au premier abord, par les descriptions directes et crues des scènes de cul. Toutes ces femmes n'avaient jusqu'à présent que lu la fameuse collection Harlequin ou des choses similaires. Aucune d'elle ne regarde du porno.
Deuxième chose, ces femmes m'ont toutes dis que les scènes torrides étaient tellement fréquentes et répétitives dans leur description qu'à la fin elles devenaient presque de laborieux passages auxquels on ne prêtait plus vraiment une grande attention. (Mais peut-être qu'elles m'ont embobinées, qui sait.). Qu'en pensez vous? Avez-vous le même sentiment?
Troisième chose, les vidéos porno ne sont pas, de mon avis d'homme, des produits de qualité qu'on consommerait comme un film de Godard ou même Schwarzenegger. Pour un homme, ou une femme, un porno se regarde, seul ou à plusieurs pour un but très précis et pas (ou très rarement) pour la qualité des dialogues, de la musique, du décor ou des effets spéciaux. Moi je comparerais donc "50 shades" à un porno. Ça excite pendant 5 minutes (peut-être 10 ou même 30 minutes, qui sait) mais après on éteins et on passe à autre chose. Mais ce n'est pas du "Porno à deux balles" comme l'écrit malhonnètement le Figaro. C'est juste du porno. (Qu'est ce que c'est au juste du "Porno à deux balles", hein?)
Là où j'ai été surpris par la critique en général, comme vous, est la mise au banc du livre par ce qu'il déçoit, soit disant, sur le contenu sexe. Je n'ai jamais entendu personne critiquer les films de Rocco Sifredi ou de Tabata Cash. Ils ont tous les 2 fais des choses bien dans ce domaine, je pense. Comme vous, je pense que "50 shades" excite, comme Rocco et Tabata. Ce qui m'étonne c'est qu'il ai excité 40 millions de personnes qui jusque là n'avaient jamais lu ce genre de chose.
Dernière chose. Je ne suis absolument pas convaincu que les lectrices de "50 shades" iront peut-être acheter Histoire d'O ou d'autre romans de ce genre. Pareillement, je pense que les lectrices qui ont achetées les jouets du livres les ont achetés pour la même raison qu'on achèterait un sabre laser après avoir vu la guerre des étoiles. C'est drôle au début et après ça prend vite la poussière dans le tiroir. Les adeptes des sex toys n'auront certainement pas attendu "50 shades" pour acheter les boules de gaisha, les fouets ou les menottes en moumoutte rose.
Moi j'ai acheté Histoire d'O hier, immédiatement après avoir lu, ici, le papier de Sasha Watson (je meurs d'impatience de lire ce livre) et en ai parlé à ma fan de "50 shades" à moi (qui est Américaine, ne l'oublions pas). Elle n'a elle aucune envie de lire ce livre. Je n'ose même plus lui conseiller d'aller lire l'article Wikipedia de peur de la dégouter et de lui ôter totalement l'envi de lire le livre.
Cela étant dis, je trouve votre blog absolument génial et Je me connecte tous les matins pour vous lire. C'est la seule façon qui me permet de découvrir le livre car comme je l'ai écrit plus haut, de la même façon qu'il est impossible de regarder un film de Rocco du début à la fin d'un coup je n'arrive pas à lire plus de quelques paragraphes de "50 shades" à la fois. Je m'ennuis trop. Votre blog est infiniment plus intéressant que le livre lui-même.
Vivement les prochains chapitres...
MARCO
Marco,
Merci beaucoup pour votre long et documenté commentaire, ça me fait presque vous pardonner d'avoir un avis aussi décidé sur la question sans même avoir lu le livre ;)
Il est vrai qu'ouvrir un roman érotique, regarder une vidéo sur YouPorn ou se rendre sur un tumblr voir les images animées ou pas de James Deen en action n'est pas exactement la même chose. Je ne voulais en fait pas dire qu'une même femme ferait les trois, mais que l'idée derrière, c'est à dire la consommation d'un contenu visant à s'exciter / à se masturber, était la même.
Certaines seront plus émoustillées par une lecture que par une vidéo, et vice (!) versa.
Je trouve très intéressant ce que vous me dites sur les propos de vos amies sur les scènes de sexe de 50: en effet, Cinquante nuances de Grey est loin d'être le premier roman érotique, c'est simplement le plus mainstream. De nombreuses femmes lisaient bien avant, et liront bien après, des romans érotiques ou des "romances" / chick lit avec des scènes érotiques dedans. Cinquante nuances détaille beaucoup les scènes de sexe, c'est vrai, mais d'autres romans qu'on retrouve dans les collections harlequin vont aussi dans le détail si je ne me trompe (personnellement je les lis en anglais, donc pas en harlequin, et c'est à ce rayon "romance" des librairies anglo-saxonnes que je me réfère).
Votre deuxième point est amusant, parce que pour moi c'était le contraire : comme je trouve le livre dans l'ensemble très mal écrit, ce sont les scènes non sexuelles que je trouve les plus laborieuses! Je lis beaucoup de chick lit, et il y a dans ce genre comme dans tout autre de bons et de mauvais romans. Pour moi, un bon roman de romance ou de chick lit voit une évolution de ses personnages / de son intrigue entre le début et la fin, ce qui n'est pas vraiment le cas pour l'instant avec Fifty shades, où j'ai l'impression qu'Anastasia se repose les mêmes questions tous les trois chapitres. Reste donc les scènes de sexe...
Je suis d'accord avec votre troisième point, que je développe dans mon billet : je compare en effet Fifty shades à un porno, pas à un porno à deux balles, qui remplit un but aussi pragmatique que simple (au grand dam de son auteure!). C'est vrai que le plus étonnant dans le succès de Fifty shades, c'est finalement qu'un genre –la romance érotique– jusque là réservé aux fans, soit devenu un succès aussi large. On parle de la montée des ebooks pour l'expliquer, puisque personne ne sait ce que vous lisez, il faudrait voir si d'autres livres du genre voient aussi une montée des ventes.
Vous avez raison, rien ne dit que les lectrices de 50 shades iront acheter Histoire d'O ou d'autres romans de ce genre. Peut-être qu'elles achèteront d'autres romans dans la veine de 50 shades, avec une histoire d'amour un peu culcul en plus du sexe, ou peut-être qu'elles n'achèteront rien du style. Mais comme je le concluais, là n'est pas l'importance. On ne devrait pas vouloir qu'elles achètent Histoire d'O parce que seul Histoire d'O parle du "bon" porno, le porno sur lesquelles les femmes auraient le droit de s'exciter.
Merci beaucoup de me lire, mais je ne saurais que trop vous conseiller de lire également Cinquante nuances de Grey (en anglais ça passe mieux d'ailleurs). Vu toutes les idées que vous avez déjà sur le sujet sans l'avoir lu, elles ne seront que meilleures après lecture :)
Et contrairement à ce que le terme de "mommy porn" voudrait faire croire, vous ne seriez pas le seul homme à le lire : http://bit.ly/S8dLZJ
Bien cordialement,
Cécile Dehesdin
Et bien d'accord. Je vais essayer. En plus ça rendra l'attente d'Histoire d'O plus tolérable. (Il me faudra quand même négocier l'acquisition du e-book et ça c'est pas garantie!)
Marco
Je pense qu'il y à une confusion entre l'intention de l'auteure et "la promotion des éditeurs" ce qui alimente les critiques négatives. Dans le Figaro ils parlent "d'ambition" à propos de E.L James alors qu'elle n'en a aucune si ce n'est écrire un roman d'amour pimenté de quelques un de ses fantasmes. C'est à se demander si ils ont lu une des ses interviews. Même vous Cécile en avez voulu à E.L James parce que la première scène de sexe ne se déroule pas avant la 129ème page. Je lui donne raison quand elle dit que l'on ne parle pas assez d'amour, j'y reviendrais plus tard ainsi que sur l’inexpérience sexuelle d'Anastasia. Une question me taraude l’esprit, que pensez vous Cécile que la conscience d'Ana aurait dû lui dire? Quant au terme "mommy porn" je le trouve également misogyne. Comme si la nature des rapports sexuelle était forcement du à un sexe, une situation social, un age ou tout autre à priori. Au Figaro ils ont une haute idée de ce que devrait être la littérature pornographique. Tout ce qui n'est pas "troublant" ne peut susciter aucune émotion. C'est bien connu. Ils savent eux ce qui fait bander les mecs et mouiller les filles. Moi je les trouves pas mal ces scènes, ce qui me déçoit c'est qu'elles sont beaucoup trop courte! De plus le livre serait beaucoup plus digeste avec 200 pages en moins et un peu plus de vocabulaire, voir à minima l'utilisation de quelques synonymes. Je n'en peux plus des rembruni, empourpré et autre brule pourpoint.
moi je n'ai qu'une seule crainte devant le succès de ce bouquin, qu'il soit bon, ou mauvais, ou con ou pas réaliste...
C'est qu'il devienne la "nouvelle bible BDSM"...
Ce qui me fait peur, c'est que désormais, les pseudos Maîtres qui sévissent sur la toile, "reconnus"(par leurs chiens), "réputés" (pour le nombre de nanas qu'ils ont baisé et font passer pour "l'éducation de la soumise") attirent sans soucis toutes ces nanas un peu paumées, suite à un divorce, une rupture, ou un peu émoustillées par des lectures coquines, et qui se sentent soumises et sont prêtes à beaucoup (trop)accepter, à penser qu'une relation BDSM, c'est "comme dans le livre"...
Vous me direz que pour cela, il y a déjà histoire d'O, et je fais le parallèle parce que c'est celui qui revient dans votre article quand vous parlez de "vrai" porno...
Or... Ni histoire d'O ni 50 ne sont la réalité de ce qu'est le BDSM...
Alors oui, parlons de ces romans, mais comme vous le dites, en tant que romans pornos, même soft, même mal écrits...
J'espère sincèrement ne pas récupérer d'ici peu, très peu vu l'engouement, de ces nanas qui se seront laissé abuser sous prétexte qu"une soumise, ça doit se comporter comme dans le livre" et qui, lorsqu'elles arrivent sur un forum de qualité, se rendent compte que du phantasme à la réalité, on leur a fait s'enfiler des couleuvres et des anguilles... Ahem...
Je ne lirai pas ce livre, car non les extraits présentés ne m'ont pas excitée : être coincée dans un ascenseur, recevoir des ordres, être un brut objet, n'avoir aucun pouvoir de décisions, etc. ne font tout simplement pas partis de ma sexualité.
En effet, dans tous les commentaires et visions du livre, une chose n'a pas été dite, et si les femmes n'aiment pas recevoir des ordres (alors des coups de cravaches sur le clito comme j'ai pu le lire chez Maïa !) ?
Quid de celles qui n'apprécient pas ces aspects de la sexualité présentée comme principe (je parle de soumission même soft (ordres, direction des choses toujours prise par l'homme)) ?
Le personnage principal féminin ne semble pas savoir qu'elle peut dire non, elle ne semble d'ailleurs pas savoir ce qu'elle veut ou pas, elle se laisse faire tout le temps : or le S/M ne consiste pas à rendre les soumis comme de toys, s'il n'y a pas d'interaction la relation aura très peu d'intérêt pour les deux parties.
Quid de celles qui préfèrent donner des coups de cravaches et donner des ordres, entre autre chose ? Ce livre n'est pas fait pour elles, car tout pornographique qu'il soit, il ne correspond qu'à une sexualité.
De fait, que certaines s'y retrouvent est une évidence, mais que beaucoup ne voient dans ce livre aucun intérêt est assez compréhensible.
"Le personnage principal féminin ne semble pas savoir qu'elle peut dire non" Faux, mais il aurait fallu lire le livre pour le savoir...
@NicoPedia : les extraits présentés ci-dessus ne l'expose pas de la sorte. Mais l'emploi du "semble" était délibéré puisque je n'ai pas lu le livre.
J'entends bien ce que vous dites mais je pense que vous enfoncez des portes ouvertes. Le problème n'est pas de savoir si cela vous excite ou pas mais de savoir si c'est du "vrai" porno. Que l'on ne se retrouve pas dans un livre aussi bon puisse t'il être parce que l'on ne s'y identifie pas parait évident. N'essayer pas de rentrer dans la psychologie des personnages de Fifty afin d'étayer votre idée si vous ne l'avez pas lu d'autant plus que "Cinquante nuances n’est pas un manuel de sexe". Je me suis fait la même réflexion que vous, le livre aurait sans doute été accueilli différemment si Ana s'appelait Robert et qu'il était un jeune jouvenceau naïf et si Grey s'appelait Martine et qu'elle était une Dominatrice... Les machistes seraient t'ils monter au créneau afin de dénoncer une image rétrograde de l'homme?
Article paru sur lantichambre.fr
Sauf à avoir passé la dernière semaine sous la couette, volets fermés et lumières éteintes, vous avez dû entendre parler de la sortie littéraire du moment, l’inévitable cinquante nuances de Grey de l’auteur(e) Anglaise E L James. Nous aussi, on n’a pas pu échapper au ramdam : 40 millions de livres vendus, le phénomène qui popularise les pratiques SM aux États-Unis, en Angleterre, en Allemagne… Bon, bref, ma curiosité, toute titillée, m’a poussé jusqu’à la libraire, où sous le regard goguenard de ma libraire préférée, peu habituée à me voir lui acheter des romans à l’eau de rose, je me suis procuré ledit opus. Dans ma grande générosité, je vais vous faire part de mes impressions de lecture, histoire de vous éviter de douloureux malentendus.
Soyons clairs, en introduction, si ce roman est porteur d’une pratique SM, c’est bien celle de la souffrance du lecteur… C’est peut-être le but, mais mon Dieu que c’est niais ! Franchement, j’attaquais la chose avec le moins d’à priori possible, prêt à me laisser séduire par une romance un peu facile émaillée de scènes de sexe SM torrides. Même assez mal écrit, j’aurais été indulgent, bienveillant, car populariser et démocratiser les jeux sexuels entre adultes me semble être une noble cause, puisqu’on y œuvre un peu sur ce blog, mais je dois avouer avoir été surpris par la médiocrité du bouquin…
D’abord, rangez vos fouets, corsets, suspensoirs, godes ceintures et autres fers rouges, la seule pratique SM qui sera pratiquée durant les 500 pages de ce premier opus sera : une fessée… Une seule petite fessée (dix-neuf coups de la main, j’ai recompté) en 500 pages… Il y a d’autres scènes de sexe assez explicites (et banales au point de me faire sauter des lignes… pour vous dire), mais vous avouerez que pour un personnage principal qui nous est vendu comme le maître de la débauche, le Dieu des enfers, le marquis de Sade en version milliardaire US… ça fait un peu léger. On veut bien que l’héroïne soit une jeune pucelle un peu niaise, mais de là à en faire toute une tartine sur le thème « Mon Dieu, mais qu’est ce que je vais devenir si ce monstre continue à avoir une telle emprise sur moi » pour une malheureuse histoire de cul rougi quelques minutes… le ridicule ne tue pas…
Dans le registre invraisemblance, par contre, la liste est assez fournie… Je vous l’épargne, mais quelques perles méritent le détour… l’héroïne est belle, étudiante en lettres, possède une voiture, une amie pleine aux as et délurée, un travail à mi-temps, mais… d’abord elle est vierge à 21 ans, ce qui n’est pas banal chez les belles jeunes femmes non croyantes et dotées d’une sensualité » normale », la chose ne nous est pas expliquée. Elle est vierge comme ça, sans raison, parce que l’occasion ne s’est pas présentée… La vache ! Faut oser écrire des trucs pareils quand même… Et ce n’est pas tout, tenez-vous bien : Elle n’a pas d’ordinateur… ni d’adresse mail ! En 2012, une étudiante, saine d’esprit, pas idiote… Non ! Franchement, elle a fumé quoi EL James ?? Surtout que ça n’amène rien à l’histoire… Passons à son mentor… En quelques lignes : beau comme un top modèle, pilote d’hélicoptère, de planeur, joue du piano comme Glen Gould (évidemment seul la nuit dans son luxueux appartement)… Si ça ne suffisait pas, il est milliardaire et pas par héritage, que nenni ! Christian Grey a créé et dirige seul une multinationale qui emploie 40 000 salariés dans le domaine des télécoms… le tout à 27 ans ! Ah quand même ?! Elle les trouve où ses personnages la dame ?? Pas facile d’y croire à tout ça… D’autant plus que le style est pauvre, rien n’est expliqué, le monde défile autour des personnages comme dans un prospectus d’agence immobilière, peu de personnages sont décrits, les lieux caricaturaux et les adjectifs saupoudrés comme de la cocaïne chez Scarface…
Alors, me direz-vous, pourquoi ça marche ? D’abord EL James vient de la télé, elle en connait visiblement un rayon en audimat et en séries popul
Merci infiniment pour ce blog et pour les articles et commentaires que j'ai lu jusqu'à présent. Voilà bien les premières réactions que je lis qui soient mesurées, ni bonnes, ni mauvaises, ni insultantes (et oui) mais qui tentent d'analyser ce phénomène de manière à en comprendre le fonctionnement.
Je fais partie de celles qui aiment ce livre, dont j'ai lu la version française d'une traite. Et quand je dis que j'ai aimé, c'est un doux euphémisme. Et de ceux qui me traitent d'inculte et d'insulte humaine à la face de la Grande Littérature, je réponds que j'ai fait des études, que j'aime la beauté d'Hamlet et de Romain Gary. Mais que ce n'est définitivement pas comparable.
Je suis d'accord avec toutes les réponses que vous avez données aux critiques, Cécile Dehesdin, Casperito1, je ne me sens donc pas de reprendre tous ces points, je ne peux rien ajouter.
Cependant, je "nuancerai" les propos (haha).
Pour moi, c'est un livre porno, qui décrit des scènes hard, qui font bander certains, moins d'autres. Question de jugement, d'habitude, d'expérience. C'est comme pour les films pornos. C'est du sexe fantasmé, un point c'est tout ! Pas besoin d'aller chercher plus loin ! Et tant mieux si des millions de gens dans le monde se délectent et réveillent leur côté chaud lapin (sans forcément faire du SM soit dit en passant). C'est toujours bon à prendre.
L'écriture en soi est très mauvaise, vraiment très mauvaise, je comprends donc certaines critiques acerbes. Mais bon. En soi, si EL James avaient eu la plume de Sade, ces mêmes critiques l'auraient-elles pour autant acclamée ? Prix littéraire et tout le toutim ? Honnêtement, je m'en fous, ce n'est pas pour ça que j'ai dépensé 17 euros et que j'ai lu le livre. De même, on ne va pas voir un blockbuster américain au ciné pour la qualité artistique de son scénario... C'est ridicule.
Enfin, fait nouveau peut être pour vous, mais aussi naïves que peuvent l'être des millions de femmes, j'ai "cru" en Christian Grey. Comme j'ai cru dans l'"Edward" de Twilight. C'est naïf, c'est bêbête mais c'est vrai. Comme elles, je suis tombée amoureuse de cet homme parfait, qui porte en lui tous les fantasmes du monde. En levant le nez du bouquin, on en veut à la toute l'humanité de ne pas pouvoir engendrer un être pareil. C'est niais. Mais on s'en fout aussi, pendant plus de 500 pages, j'y ai cru, et ça faisait du bien.
Voilà c'est tout :)
Tout a fait d’accord.
Je pense que pour bien apprécier un livre ou un film c'est aussi de se mettre à la place de l’héroïne et de vibrer sur la même corde.
J'adore votre article ! je me suis parfaitement reconnue...je m'explique :
j'ai acheté ce livre et il m'a rendue addict. Contrairement à vous je le trouve pas trop mal écrit (bon c'est pas de la grande littérature entendons nous bien) mais les scenes sont bien détaillées, tout est décrit et du coup on a l'impression de se retrouver à la place d'Ana...l'auteur a réussi à retranscrire ce que ressent réellement une femme lorsqu'elle désire un homme au plus profond d'elle (sans jeu de mots ;-) ).
Effectivement c'est long avant d'arriver à la 1ere scène hot, mais en meme temps c'est ce que je recherche. L'attente, interminable, de la 1ere fois où l'on embrasse cet homme tant désiré,de la 1ere fois où l'on fait l'amour. On est dans un tel état d'excitation quand on a attendu, qu'on s'est imaginé 1 000 fois ses mains sur notre corps que oui, perso, j'aime la façon dont l'auteur nous fait "attendre" et qu'on a envie de crier "Vas y Ana, embrasses le !!!"...contrairement aux films de cul qui en 10 mn est baclé, on est passé d'une discussion, à un baiser (quand il y en a un), à une pipe directe.
Je reviens aussi sur un point : je suis maman. Alors n'oubliez pas chers messieurs, dames, qu'avant d'être mere, nous sommes FEMMES !!!!! ce n'est pas parce que je suis maman, que je suis une coincée du postérieure, que je n'aime pas regarder de films pornos (j'adore meme), et meme il m'arrive de me masturber! et oui...comme vous le décrivez si bien dans votre article, on peut etre mere mais etre une vraie coquine ;-).
Hate de reprendre mon livre rapidement ;-)
Bien à vous
Bonsoir, je vais peut être, être complétement décalée de votre conversations, pour les raisons que je ne suis pas très critique sur les livres que je lis, même si j'en dévore énormément...
Je suis pour le moins, étonnée de ces critiques, bonnes comme mauvaises. Pour moi, c'est un livre pornographique, point. En même temps, je lui donne le surnom de Twilight Porno. (Twilight visant particulièrement les pré-pubères) Vous m'excuserez, je suis jeune et un peu paumée dans mes lectures en ce moment... Mais pour m'expliquer..
Ce livre, pour moi, permet simplement aux jeunes femmes s'épanouissant dans leur vie sexuelle des premières années de découvrir de nouveaux aspects, pour ma part un peu redoutés, fuis... Car je ne suis pas adepte des pornos (films ou autres) Et à vrai dire, jusque là, je trouvais le bondage, mazochisme, fétichisme et tout ce que vous voudrez, très limite, même si très fascinant. Alors même si je me doute que l'image donnée du SM et tout ce qui va avec est très romancé et adoucis dans ce livre, Ça m'attire et m'excite (Oui, je le dis, désolé si cela vous choque) me donne des idées, des envies et ce n'est pas mon homme (plus vieux et plus expérimenté) qui s'en plains (même si il se moque gentillement quand il me trouve à 2h du matin le nez dedans...car de plus, je suis enceinte, période pas très évidente...) Cela ne deviendra pas ma bible non plus, faut pas exagéré et je ne vais pas pour autant aller me frotter au prochain maitre SM que je vais croiser. Ce livre rends cette partie du/de sexe beaucoup plus accessible aux jeunes qui n'oseraient même pas imaginer ce qu'ils seront capable de faire dans 50 ans pour s'envoyer en l'air. (Jeunes à partir de 18 ans bien sur). On se met à la place des personnages, et on retrouve nos premiers émois, cette attente, cette quintessence, cette drogue. Pour le coup, je m'y suis beaucoup retrouvée dans les personnages et leur découverte mutuelle. C'est simplement cela qui m'a plus, qui m'a permis, de le dévoré avec plaisir, et d'apprécié cette nouvelle "agressivité" sexuelle.
Étant très littéraire, ce livre m'a également ouvert un nouvel univers, de nouvelles lectures comme Sade, Hardy (référence des lecture de la toute nouvelle "dévergondée") ou maintenant Histoire d'O, que je connaissais ou plutôt avait entendus parler avant, mais que jamais je n'aurais cru lire un jour.
Pour terminé, désolé si je ne suis pas très compréhensive dans mon explication. Ce livre me semble un porno abordable par les jeunes (car nianian, j'avoue), pas trop agressif, et cependant assez stimulant. Loin d'être de la grande littérature, mais qui donne des pistes exploitables. J'ai hâte de lire la suite... parce que moi, je l'aime bien ce livre.
PS: Pour répondre à madame O, Anna, est une très mauvaise élève, parce qu'elle n'écoute pas et répond sans cesse, sauf quand elle se retrouve dans la chambre rouge de la douleur. Et c'est ça qui plait et attire Christian. d'ailleurs, il ne cesse de lui répété qu'elle peut a tout moment dire non, arrêter. Mais la curiosité prend le dessus...
Bonjour,
Je me permet de vous corriger ce n'est pas un livre "pornographique" mais un livre érotique ce qui explique "twilight porno" et pour les pré-pubère ouhla... À 14/15 ans je ne lisez pas de livres érotique...
Sur ce bonne journée!
J'ai lu quelques commentaires en détails et d'autres commentaires en diagonale. Bon. J'aimerais soulever un point que personne ici n'a soulevé et qui est pourtant une grande source de critiques vis-à-vis 50 shades.
Je n'ai pas lu le livre et je n'ai pas l'intention de le lire non plus parce que honnêtement, il y a des ''fics'', des histoires de cul et du ''smut'' (appelez ça comme vous voulez, ça revient au même) accessibles gratuitement sur le net grâce à différents sites internet qui permettent à n'importe qui d'écrire des histoires érotiques ou non, écrites de façon aussi médiocre qu'EL James SEMBLE l'avoir fait ou non. (Je me fie aux nombreux extraits que j'ai lu pour dire ça, en anglais pour la plupart.)
Comme cet article le précise et je ne pourrais pas mieux dire, au fond, si ce livre peut permettre à quelques milliers de femmes de mettre du piquant dans leur mariage ou à les inspirer un peu, pourquoi pas ? En fait, il faut prendre ce livre comme il est : un livre érotique absolument ORDINAIRE mais qui a eu une couverture médiatique EXTRAORDINAIRE. Honnêtement, je ne sais pas si c'est le fait que je suis une habituée de la porno écrite ou filmée mais il me semble que, selon les extraits que j'ai lu, les scènes de sexe ne sont pas particulièrement choquantes. Oui, elles sont ''crues'' si vous voulez, mais rien pour m'exciter plus que ça. Et honnêtement, j'ai lu plus cru que ça. C'est détaillé, d'accord, mais sans plus.
Ça ressemble à quelqu'un qui avait un fantasme en tête et s'est dépêché de l'écrire sans se réviser et prendre le temps de développer un peu ou de remettre en question ses personnages.
Je ne sais pas si certains d'entre vous sont des adeptes de sites de blogs comme tumblr pour n'en cité qu'un, mais si vous recherchez un peu ce qu'il se dit à propos de 50 shades la dessus, vous constaterez que ce n'est pas seulement les médias français qui démolissent ce livre ! La communauté ''en ligne'', les adeptes de smut ou d'histoires de cul sur internet, critiquent amplement ce livre.
Venant d'eux, je ne crois pas que c'est désigné comme du ''mommy porn'' parce que c'est un livre érotique que les femmes du monde entier s'arrachent (pour une raison qui m'échappe totalement), mais tout simplement parce que comparé à beaucoup d'autres histoires de cul écrites par des parfaits amateurs sur le net, c'est franchement ''soft'' pour un livre qui se dit érotique et cru.
Je comprend que du porn, on s'attend pas nécessairement à avoir une histoire et des personnages qui tiennent debout. En gros, on veut être excité, inspiré, émoustillé... Par contre, je dois avouer qu'en tant qu'adepte de ce genre de lecture, il y a un moment où les histoires sans queue ni tête avec des personnages irréels et développés psychologiquement comme une fille de 13 ans l'aurait fait, c'est lassant. Personnellement, ça me prend plus que des ''scènes de sexe détaillées'' (et encore une fois, j'ai lu pas mal plus détaillée que ça, du genre de des scènes de sexe qui peuvent durer des pages et des pages) pour m'émoustiller et me faire entrer dans un personnage ou dans une histoire. Et je crois que c'est le cas de beaucoup de monde qui critiquent le livre.
Personnellement, je comprend totalement l'attrait du livre lorsqu'on parle d'histoires érotiques avec un homme dominant et une jeune fille innocente soumise. C'est un concept classique et excitant pour beaucoup de monde, moi y compris ! Par contre, la mise en situation, les personnages et tout... bof. Juste d'en avoir entendu parlé m'a totalement ''turn off'' à propos de ce livre.
En tout cas, tant mieux pour ceux et celles qui aiment ça, mais si vous aimez vraiment ce genre de lecture, cherchez un peu et vous trouverez encore bien mieux... ;)
P.S : Cécile, être capable d'avoir un orgasme des seins est une chose formidable. Comme je dis toujours à mes amies qui ne savent pas ce que c'est, c'est comme avoir deux autres clit sur le bout des seins. ;P
J'aimerais ajouter que par ''soft'', je ne parle pas nécessairement du niveau de sado-masochisme. Je parle de la description elle-même. Une scène de sexe douce et romantique, si décrite par un auteur assez habile, peut être VIOLEMMENT excitante même sans les menottes et les foulards sur les yeux. Encore une fois, on ne demande pas à du porn d'être bien écrit, right...
Je viens de survoler un peu les commentaires et j'avoue que ça m'énerve... j'ai lu les 3 tome en anglais, les 1 et 2 en français et j'attend avec impatience le tome 3!
Laissez moi vous dire quelques choses mesdames qui trouvent ça choquant :je suis désolée de vous annoncer que vous n'avez pas une sexualité très épanouie et c'est bien monotone de faire l'amour avec vous... Les hommes n'aiment pas avoir une étoile de mer dans leur lit... ou alors vous êtes tout simplement jalouses!!!
Le livre décrit simplement l'acte sexuel il n'y a pas vraiment de sadomasochisme lisez un livre porno matez un film de cul c'est bien moins "charmant".
Après c'est mon opinion moi j'ai vraiment adoré ces livres il y a une vrai histoire d'amour