FiligraneCulture

Alex Ross Perry: mélange de genres

Charlotte Pudlowski, mis à jour le 20.07.2012 à 16 h 07

Le réalisateur de The Color Wheel, qui sort le 1er août, raconte son attachement à la littérature.

Alex Ross Perry et Carlen Altman dans The Color Wheel.

Alex Ross Perry et Carlen Altman dans The Color Wheel.

The Color Wheel est une merveilleuse comédie romantique américaine - dont les codes sont pervertis, avec un humour éminemment juif new-yorkais (donc névrosé). Le jeune réalisateur (né en 84), Alex Ross Perry, vient de Philadeplphie. Mais il est, lui aussi, éminemment juif new-yorkais.

L'affiche américaine de The Color Wheel est ainsi:

Ca vous rappelle peut-être ça:

 

Alex Ross Perry est un grand lecteur et la littérature - qu'il avait délaissée à l'adolescence pour cause de lectures scolaires ennuyeuses, jusqu'à la lecture d'American Psycho à la sortie de l'adaptation - joue un grand rôle dans ses films, elle est une énorme source d'inspiration.

Lors d'un entretien avec Slate (qui paraîtra bientôt sur le site) à l'occasion de la sortie de son film (le 1er août), nous avons évoqué le rapport entre littérature et cinéma.

Alex Ross Perry à Paris, le 18 juillet 2012 © C.P. *

«On peut travailler sur une forme artistique et être inspiré par une autre, m'a-t-il expliqué. Je dis que c’est L’Arc-en-ciel de la gravité qui a inspiré mon premier film, et Philip Roth qui a inspiré le second. La relation entre le cinéma et la littérature est réciproque.

J’ai lu récemment que Jonathan Franzen qui est l’un de mes auteurs préférés avait été inspiré par des films, non par des livres, pour ses deux premiers romans: La Vingt-septième ville et Strong Motion. C’est L’Ami Américain, de Wim Wenders, qui a inspiré  l’un, et La Blessure, avec Jeff Bridges, l’autre».

Ce n'est pas pour autant qu'Alex Ross Perry se mettra à écrire - façon James Franco, qui aurait pu s'abstenir. 

David Foster Wallace disait à propos de la poésie qu’il respectait trop le genre pour se lancer dedans. J’adore les livres, j’aime beaucoup d’auteurs, mais je ne crois pas que je pourrais être bon en littérature.  C’est déjà assez dur d’être bon dans un domaine, et j’essaie d’être un bon réalisateur.

C.P.

*«Je prends une photo, soyez normal. Ok. Non mais souriez? Je ne suis pas normal si je souris». Retour

>> A lire bientôt sur Slate, l'entretien tablette avec Alex Ross Perry

Charlotte Pudlowski
Charlotte Pudlowski (740 articles)
Rédactrice en chef de Slate.fr
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte