Culture

Le Grand Soir: Delépine et Kervern animent la Croisette

Temps de lecture : 2 min

Gustave Kervern et Benoît Delépine, avec Benoît Poelvoorde à droite, après avoir détruite l'installation du photocall à Cannes, le 22 mai 2012. REUTERS/Jean-Paul Pelissier
Gustave Kervern et Benoît Delépine, avec Benoît Poelvoorde à droite, après avoir détruite l'installation du photocall à Cannes, le 22 mai 2012. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

On vous a dit, que c'était un festival assez lugubre? Avec une météo déprimante, la mort partout dans les films... Et puis l'équipe du Grand Soir est arrivée.

Mardi matin Benoît Delépine, Gustave Kervern, Benoît Poelvoorde et Albert avaient la pêche. Après avoir plus ou moins détruit les installations du photocall (là où les stars viennent se faire photographier tous les jours, avec le pupitre blanc que vous voyez sur toutes les photos cannoises), les deux réalisateurs sont venus présenter leur film au public lors de sa première projection à la presse.

Les réalisateurs de Mammuth et de Louise-Michel, qui écrivent selon Thierry Frémaux «une page très particulière du cinéma français» ont évidemment dit leur émotion. Puis Kervern, qui a précisé que l'équipe n'avait même pas bu avant de venir, a déclaré:

«Je veux surtout remercier le jury qui est dans la salle. Tim Roth, j'adore ton travail, Tonie Marshall, je t'ai toujours soutenue, Leila Bekhti, tu es la meilleure actrice française.»

Puis:

«La France est devenue une France de winner avec François Hollande. Alors ce prix on le veut vraiment. Et Tim Roth, je sais où tu habites, je connais tes enfants...»

La salle hilare a été priée d'applaudir un maximum à la fin du film, pour battre le record des six minutes d'applaudissement, et de ne pas sortir avant la fin.

«On reste dans la salle, on entendra les strapontins!»

Bon, des strapontins ont claqué et le film use parfois de grosses ficelles, tombe davantage dans la facilité que les deux précédents films du duo. Mais le public a souvent ri.

A l'issue de la projection, Kervern a pris sa montre pour s'assurer que les applaudissements fusaient. Alors qu'ils faiblissaient, il a enlevé son tshirt pour les nourrir. Et ce qui est fou, c'est que ça a marché.

C.P.

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