Science & santé

La couleur des chats trahit-elle leur (mauvais) caractère?

Repéré par Liv Audigane, mis à jour le 08.02.2016 à 11 h 39

Repéré sur San Jose Mercury News, Huffington Post

Une étude suggère que les chats «écailles de tortue» auraient tendance à être plus agressifs. Les résultats ne sont toutefois pas formels.

Grumpy Cat, à San Francisco le 4 février 2016. Cindy Ord / Getty Images for Sirius / AFP

Grumpy Cat, à San Francisco le 4 février 2016. Cindy Ord / Getty Images for Sirius / AFP

Certains types de chats sont plus agressifs que d'autres, avance une étude de l’université de Californie-Davis. Les félins au pelage «écailles de tortue» ou «calico», soit un mélange de plusieurs couleurs variant entre le blanc, le brun, le noir et le roux, auraient davantage tendance à griffer, cracher et baffer que leurs congénères, rapporte notamment le San Jose Mercury News qui s'est penché sur ces travaux.

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs se sont appuyés sur un questionnaire en ligne auquel 1.200 propriétaires de chats avaient répondu en 2014. Ils devaient noter le comportement de leur animal, entre 1 et 5  (5 étant le comportement le plus agressif). Les résultats ont souligné une plus forte agressivité chez les félins dont la couleur du pelage est typiquement féminine, soit les «écailles de tortue» et variantes. Les spécimens mâles sont en effet très rares dans cette espèce, à moins de présenter un chromosome X supplémentaire, explique le Huffington Post.

«Cela ne veut pas dire que votre chat blanc est un ange et que votre calico est un monstre», nuance le Dr Elizabeth Stelow, à la tête des recherches. 

Un danger pour l'adoption

Mikel Delgado, chercheur à l’université de Berkeley, remarque en effet que les propriétaires ont pu être influencés par la réputation de chaque type de chat en répondant au questionnaire. Dans une étude publiée en 2012, il alertait déjà sur le danger de juger un chat par sa couleur. Les répercussions sur les adoptions sont bien réelles, alors que les études sont loin d’être concluantes.  

«Les différences statistiquement significatives peuvent aussi être dûes au nombre relativement bas d’agressions chez les chats en général, comme le montrent les faibles scores médians. Ainsi, n’importe quelle différence, si petite soit elle, apparaît significative», remarquent les auteurs de l'étude. Le but des chercheurs était avant tout de déterminer s’il y avait matière à conduire une recherche plus poussée sur le sujet, notamment avec l’aide de généticiens.

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