Boire & manger

«Top Chef» saison 12, épisode 16: le récap en GIF et en acceng du Sud

Temps de lecture : 6 min

Cette semaine, c'est l'heure de la fourberie.

Finalement, aucun candidat ne semble avoir fait d'erreur. | Capture d'écran via M6 
Finalement, aucun candidat ne semble avoir fait d'erreur. | Capture d'écran via M6 

La fin approche. Cette semaine dans «Top Chef», il ne reste plus que trois excellents candidats: Sarah, Momo et Matthias. Et pour départager les demi-finalistes, c'est l'heure de la fourberie: chaque candidat va pouvoir imposer une épreuve de son choix aux autres.

Dès les premières minutes de l'émission, on nous prédit une déchirure entre Paul Pairet et Sarah, ça m'angoisse déjà. Mais le pire, c'est la «gênance» de Philippe Etchebest qui débarque et se chante joyeux anniversaire à lui-même en faisant des harmonies.

Quand tu vas voir Mandibules en pensant que c'était un documentaire sur les insectes.

Première épreuve

C'est Momo qui ouvre les hostilités, avec une épreuve autour du… macaroni farci. On va se régaler.

Apparemment, farcir un macaroni, c'est très technique. Alors forcément, on a droit à quarante-cinq minutes (temps ressenti) de Sarah qui s'autoflagelle sur le fait qu'elle n'a pas d'expérience dans ce domaine. Si Sarah avait la confiance en elle d'un homme blanc médiocre, elle serait invincible. Mais la candidate démarre très mal l'épreuve, sans inspiration et sans volonté.

Quand tu rentres dans une salle de ciné pour la première fois depuis huit mois.

Face à l'attitude défaitiste de Sarah, Paul Pairet, d'habitude si gentil, commence à s'agacer. Il lui dit que sa «patience a des limites» et qu'elle n'a qu'à se débrouiller toute seule. Sarah perd complètement ses moyens, et la communication entre la candidate et son chef semble rompue. Le pire dans tout ça étant que Philippe est là, à 2 centimètres, à les regarder se déchirer.

Quand tu essaies de t'incruster dans une conversation en soirée.

Lorsque Hélène voit le désarroi de Sarah, son ancienne candidate, elle se précipite pour la consoler et lui dit de ne pas baisser les bras. Paul se radoucit, encourage Sarah à son tour, et allez vas-y, je suis en train de pleurer devant «Top Chef». Vous pouvez être fiers de vous. Et filer un prix Nobel de la paix à Hélène Darroze.

La dispute se règle avec un câlin, mon cœur est aussi fondu que les icebergs en Antarctique, c'est beau.

Plus de câlins, moins de Darmanin.

Sarah se remotive, et invoque l'esprit de Baptiste en allant chercher des ingrédients plus «funky» au garde-manger. Il ne lui reste plus qu'une heure pour sortir son plat, mais la remontada exceptionnelle est en marche. La candidate décide de faire une mise en abyme de pâtes: un canelloni fourré aux macaronis fourrés.

Arrive le moment de farcir les pâtes, et Sarah, qui sait que la technique n'est pas son fort, abandonne immédiatement sa poche à douille et met la main sur une grosse seringue. En contournant les règles, elle devient inarrêtable. Il doit y avoir un message là-dedans, je vous laisse le trouver.

Après toutes ces émotions, on passe à Matthias, qui se félicite du thème de l'épreuve et affirme qu'il a déjà fait «des centaines de milliers» de macaronis farcis. Il est tellement confiant et content de lui que même Etchebest trouve qu'il en fait un peu trop: «Attention à ne pas pécher par excès de confiance non plus.»

Mohamed, enfin, a décidé d'opérer dans l'ombre, et de repousser jusqu'à la dernière minute la cuisson de ses pâtes pour que les autres candidats ne puissent pas le copier (son astuce secret-défense… il met du lait dans l'eau de cuisson). Sauf qu'il reste vingt minutes d'épreuve, et que Mohamed n'a toujours pas lancé ses macaroni. C'est tendu comme la fin de l'Eurovision.

De gauche à droite: moi, mes deadlines, mes factures et mes troubles anxieux.

Finalement, celui qui a péché par excès de confiance, c'est clairement Momo, qui bâcle son montage parce qu'il a attendu trop longtemps. Au moment de la dégustation, Michel affirme que «c'est une assiette assez contemporaine» (comprendre: c'est hideux).

Mais honnêtement, ça a quand même l'air bon.

Les résultats tombent. Matthias arrive dernier, et on peut dire qu'il n'a pas volé son CHEH. Mohamed dit qu'il a envie d'y croire «parce que Sarah a fait un truc complètement à l'ouest»... Sauf que c'est Sarah «je n'ai pas de technique» qui gagne!!! C'est tellement beau qu'il faudra directement inscrire cette épreuve dans la liste des meilleurs films sportifs d'outsiders, entre Rocky et Rasta Rockett.

Deuxième épreuve

Après ce début d'émission rocambolesque, on passe à l'épreuve de Sarah, qui a l'air beaucoup trop contente d'elle-même. La candidate va imposer une recette à base de quatre ingrédients mystère, sans garde-manger. Matthias et Mohamed craignent le pire, et découvrent les ingrédients un à un: os à moelle... oursin… agrumes… Tout ça paraît relativement tranquille. Le dernier truc ça va être du vomi ou quoi?

Ah non, du pollen. Mais forcément, le plot twist est ailleurs: avec ces quatre ingrédients, il faut faire un dessert. HAHAHAHA. C'est une folle furieuse, je l'aime.

Ça y est, Sarah s'est enfin transformée en Cortex et je suis trop heureuse pour elle.

Les chefs arrivent dans la cuisine et sont tous épatés par la thématique choisie par Sarah. Momo doit tellement regretter d'avoir choisi «macaroni» comme thème, alors que Sarah va lui faire faire un dessert à l'os à moelle. Par contre, on apprend qu'elle n'a elle-même jamais testé ces associations. Ça risque de mal finir.

Aussi prévisible qu'un film de Noël, Sarah a décidé de faire une gaufre au sarrasin. On pourrait dire que son truc, c'est le Sarah-sin. Vous l'avez??? Mon dieu je suis en train de me transformer en Philippe Etchebest, il est temps que cette émission s'arrête.

La gaufre de Sarah sera recouverte d'un caramel d'oursin et d'une glace à la clémentine, et franchemeng, ça a l'air délicieux. Pairet s'interroge: «C'est bon ça, le caramel oursin?» Sarah: «Je sais pas chef». T'as raison Sarah, faut prendre des risques!!!! La vie est trop croute!!!! (je voulais écrire «courte» mais je trouve que ça fonctionne mieux comme ça).

Moi face aux haters.

Mohamed, lui, va aussi faire un caramel d'oursin, mais aussi et surtout... un crumble d'os à moelle. Alors là, comme Carla Bruni, je dis non. Le candidat prend hyper confiance: «Clairement si ça marche pas, je comprendrais pas quoi.» Mec, tu viens pas À L'INSTANT de perdre ta propre épreuve parce que t'étais trop arrogant? Je dis ça, je dis rien.

Le jeune chef ne s'arrête plus: «Je suis très content, mon assiette est très belle, y a moyen de battre Sarah franchement. Mon assiette quand je la regarde je l'ai construit avec raffinement, équilibre, intelligence.» Sur une échelle de 0 à Manuel Valls, Momo est très haut dans le déni quand même. Enfin, Matthias a l'air plutôt bien parti avec plein d'associations différentes… enfin, s'il ne met pas le feu à la cuisine avant la fin de l'épreuve. D'abord sa tuile crame. Ensuite son sucre crame. Ensuite son caramel crame. Bref, à ce rythme-là, la recette de Matthias risque de produire autant de gaz à effet de serre que les incendies en Australie.

Heureusement pour lui, Sarah est très fair play et le prévient à chaque fois. Et Etchebest lui suggère une idée de génie: utiliser une de ses casseroles de sucre cramé, qui s'est en fait transformé en nougatine d'os à moelle (on dirait pas comme ça mais ça fait grave envie). Où serait Matthias sans l'aide de Sarah, Philippe Etchebest et Charline? On ne le saura jamais.

La dégustation démarre, toujours pilotée par Michel Sarran –en fait Michel, il a tout gagné: il n'a plus de candidats, alors il mange. L'assiette de Mohamed arrive en premier, et recueille un vif succès.

La filmographie de Verhoeven.

Finalement, aucun candidat ne semble avoir fait d'erreur, même si on se doute que Sarah ne va pas se qualifier directement, car on l'a vue cuisiner de la viande pour l'épreuve de Matthias dans les extraits. Ça serait quand même hilarant si Matthias se retrouvait avec zéro point jusqu'au bout, comme le Royaume-Uni à l'Eurovision.

Mais malheureusement, et de manière assez prévisible, Sarah finit dernière sur l'épreuve, ce qui permet à Matthias et Mohamed d'égaliser avec elle, remettant les compteurs à zéro pour une deuxième semaine de demie-finale la semaine prochaine. COMME C'EST PRATIK. Que voulez-vous, c'est ça la télé-réalité. Morale de l'histoire: Sarah aurait dû laisser cramer les plats de Matthias.

En vrac

C'est fou comme c'est reposant sans tac tac bang bang quand même.

Quand il faut diviser l'addition en cinq:

On nous dit que Matthias a un univers culinaire bien défini, mais franchement je vois pas ce que c'est son univers. Les chandeliers au maquereau et au chocolat blanc, c'est un univers?

Encore un aliment de Matthias qui se suicide, c'est louche quand même.

Philippe qui joue de la batterie avec des pâtes… Y a pas assez d'anxiolytiques au monde pour que je m'en remette.

En fait Stéphane passe 75% de l'émission à demander aux gens de dire ce qu'ils pensent, on dirait moi avec mes ex.

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