Boire & manger

«Top Chef» saison 11, épisode 12: le récap en GIF, en acceng du Sud et en quarantaine

Temps de lecture : 10 min

Au programme cette semaine: des retrouvailles, des galettes de gras, et Stéphane Rotenberg qui se régale.

Dans un moment inédit dans toute l'histoire de «Top Chef», Stéphane Rotenberg se joint à la dégustation. | Capture d'écran via M6
Dans un moment inédit dans toute l'histoire de «Top Chef», Stéphane Rotenberg se joint à la dégustation. | Capture d'écran via M6

Salut, ça va?

Nous non plus!

Après une épreuve des restaurants épique la semaine dernière, on retrouve un «Top Chef» en très petite forme. Les enjeux sont pourtant élevés puisque les candidats qualifiés ce soir seront en quarts de finale. Mais entre des scènes mélo et des épreuves pas très fun, l'épisode nous a laissées sur notre faim (c'est bon, tout le monde l'a?). L'émission est comme nous, elle n'a plus l'énergie pour rien.

Ce soir, «Top Chef» sort les violons et les mouchoirs puisque c'est l'épisode des retrouvailles entre les candidats et leurs proches. On ne va pas vous mentir, on n'est pas des grandes fans des moments mélo et on aimerait que l'émission s'en tienne à la cuisine. On n'a pas besoin de savoir que tel ou tel candidat était nul à l'école pour apprécier son talent. Et si on voulait voir des gens s'écrire des lettres à la télé, on reverrait n'importe quel film de Nicholas Sparks.

Première épreuve

Cette semaine, le pithiviers??? I don't know her.

Après quelques minutes, on comprend que le pithiviers est l'ancêtre de la galette des rois, mais avec beaucoup plus de foie gras.

Connaît pas.

Hélène Darroze, qui profite de cet épisode pour faire la pub de son nouveau resto parisien, nous présente sa propre recette. L'idée: du gras, avec un peu de gras dessus et un peu de gras dessous, et du gras autour. N'en dites pas plus, nous sommes conquises.

Les candidats, eux, font tous de la lèche pour se mettre Hélène dans la poche.

L'irrespect est total pour Pierre Gagnaire.

Puisque Hélène Darroze ne peut pas être juge et partie, une cheffe vient la remplacer pour épauler ses candidats. Encore un petit effort, M6, et bientôt vous aurez plus de trois femmes cheffes par saison! On croit en vous.

Commençons par Adrien qui n'a pas l'air hyper serein. L'épreuve lui paraît «impossible».

*Insérez ici votre blague sur le confinement.*

Il explique à Paul Pairet qu'au début il voulait «faire un kebab, un pithibab». On dirait nous quand on ne sait plus quoi faire après avoir cuisiné nos repas matin, midi et soir pendant deux mois.

En parallèle de ces développements captivants, on a droit aux retrouvailles d'Adrien avec sa mère et on apprend qu'il était mauvais élève et que personne ne croyait en lui. Nous on a des daddy issues et on n'était pas populaires au collège, c'est pas pour ça qu'on fait des pithibabs. Maintenant est-ce qu'on peut revenir à la cuisine?

David, lui, nous prépare un pithiviers canard, chou, foie gras, poire. Ça a l'air incroyable, on veut ça direct par intraveineuse.

Ses retrouvailles avec son mec et ses enfants sont très choupis même si Hélène Darroze se prend un peu pour Oprah Winfrey quand elle lui dit que «Top Chef» a l'air d'être une revanche pour lui. Et dire qu'on s'est ruinées en psychothérapie pendant des années alors qu'il suffisait juste de s'inscrire à l'émission pour régler tous nos problèmes.

Martin retrouve quant à lui sa femme et on apprend qu'il a une petite fille. Dire que Jordan nous a ressorti son fils trois fois par épisode et qu'il aura fallu douze épisodes pour apprendre que Martin est papa.

Sa meuf a d'ailleurs l'air très cool. En plus, elle est cheffe pâtissière. Et quand Etchebest lui dit «heureusement qu'on a des femmes incroyables, heureusement qu'elles sont là», elle lui répond du tac au tac:

On veut que Fleur rejoigne la compétition, c'est possible?

Passons au plus grand blagueur de l'émission: Mallory. Il n'a jamais fait de pithiviers avant cette épreuve (t'inquiète, nous on savait même pas que ça existait) donc on le sent assez mal pour lui. Heureusement, il utilise sa méthode de cuisson préférée:

Quand on essaie de communiquer avec les oiseaux depuis notre fenêtre.

Le candidat retrouve sa mère et on sent qu'il devait être un enfant très calme et discret: il lui fait croire qu'il a complètement loupé l'épreuve, puis qu'il s'est coupé le doigt. Sa mère:

Quand ton patron revient tout bronzé après deux mois dans sa maison de campagne et que tu ressembles à un doliprane effervescent.

Diego, lui, retrouve toute sa famille et est épaulé par sa sœur pendant l'épreuve. Le lien de parenté est évident:

On imagine Diego bébé à la naissance qui sort le poing levé en criant «vamos».

Bon, passons à la dégustation parce que cette épreuve a déjà assez duré.

C'est Hélène et des collègues à elle qui vont juger les pithiviers. Et dans un moment inédit dans toute l'histoire de «Top Chef», elle invite Stéphane à les rejoindre dans la dégustation. Ému mais humble, le présentateur le plus sympa de France répond «Euh ah boh pourquoi pas! Je goûterai pas beaucoup». QUEL AMOUR.

Par contre, tous les candidats ont décidé de mettre du foin dans leur assiette. David a carrément collé une pomme de pin.

Ça nous rappelle quand on jouait à la cuisinière dans la cour de récré à la maternelle.

Mallory, lui, a carrément mis un arbre:

Toujours plus loin, toujours plus vite, jusqu'au bout de l'extrême limite.

Mais le plus réjouissant dans toute cette scène, c'est Stéphane, qui après des années de privation dans un coin du studio, a enfin le droit de goûter aux plats. On pourrait le regarder manger poliment et sagement pendant des heures.

On n'a rien vu d'aussi mignon depuis bébé Groot.

Sans trop de surprise, c'est David qui gagne l'épreuve et se qualifie en quart de finale. Sans grande surprise non plus, on est officiellement amoureuses de Stéphane.

Deuxième épreuve

Pour la deuxième épreuve, les candidats font un truc que l'on ne peut vraiment plus faire actuellement: ils se délocalisent à Menton pour cuisiner directement dans le restaurant du chef italo-argentin Mauro Colagreco.

L'épreuve commence par les traditionnelles images des coulisses, où l'on voit notamment les producteurs préparer le garde-manger.

– Euh Jean-Phi tu les mets où les cébettes? Et d'ailleurs c'est quoi des cébettes? C'est bête haha
– Ta gueule Gérard.

Toute l'équipe se retrouve à Menton de bon matin, ça nous rappelle les voyages scolaires en car où on arrivait à l'aube avec les yeux encore collés et frigorifiés par une nuit passée dans le bus. C'était bien, on était jeunes, on était libres, on était vivants.

Bref... Où en étions-nous? Ah oui, Menton. C'est l'occasion de voir encore une fois les chef·fes et les candidats dans leurs habits de ville, et déjà on a envie de faire un gros big up à la doudoune bleu clair de Paul Pairet:

Etchebest, lui, tu sens qu'il passe ses dimanches à apprendre le solo de guitare de «Highway to Hell» pour se détendre.

Mais comme toujours, c'est Stéphane qui surpasse tout le monde avec son petit look citadin casual chic.

L'homme, de Yves Saint Laurent M6.

Une fois l'équipe arrivée au restaurant du chef, Stéphane fait les présentations et nous dit que «c'est un moment particulier», «c'est un moment important», on s'attend à un truc de fou mais non, c'est juste parce que Mauro Caloge... Colagreco est un chef hyper respecté et impressionnant... Comme tous les autres avant lui, non??? Ok il a le meilleur restaurant du monde, mais ça va hein.

Le thème de l'épreuve: les fruits de mer, avec au moins «un fruit de mer couit dans l'assiette». Oui, parce que lorsque Mauro fait son apparition, on tombe immédiatement sous le charme, et on doit avouer que Stéphane avait raison, «c'est un moment important». Déjà, il a des traits de statue grecque tout en ayant la composition d'un mec qui s'est bien éclaté à la dernière orgie romaine, bref, c'est physiquement l'homme parfait. Mais en plus de ça, il a un accent adorable:

Awww le corrigez pas, en vrai c'est mieux que «m'émouvoir».

En plus, on assiste à sa préparation d'une délicieuse huître grillée. Par contre, il n'a plus d'assiette et il est obligé de manger dans un bol cassé, le pauvre Mauro.

Peut-être que lui aussi pendant son épreuve des restos il a opté pour un thème post-apocalyptique?

Diego, lui, est très enthousiaste pour cette épreuve car, on cite: «On est à Menton, y a des citrons.» Au moins, c'est factuellement correct. Contrairement à Mallory qui confond Menton et Meudon.

Quand tu te rends compte que tu t'es pas brossé les dents depuis seize jours.

Mallory, qui n'est pas très en forme cette semaine, entre sa rencontre du troisième type avec un crabe et son idée de cuisiner ses supions au beurre. Mais KESTUFOU Mallory! Renvoyez-le en Belgique nom de diou.

Sinon, on est contentes de voir que le cerveau de Philippe Etchebest fonctionne à peu près aussi bien que le nôtre après cinquante-huit jours de confinement:

Quand t'as oublié quel mois de l'année on était.

Après vingt-huit essais, il finit par nous sortir cette perle: «Seuls ceux qui prennent le risque d'échouer spectaculairement réussiront brillamment.»

Le mec, il lui a fallu quarante minutes pour sortir une phrase digne d'un cadre Maisons du monde et il en revient pas de son talent.

Martin, qu'on sent galvanisé par la visite de sa femme dans l'épreuve précédente, a décidé de prendre tous les risques pour celle-ci, et ça nous fait un peu peur: «Peut-être que je vais aller encore plus loin et que je vais associer le topinambour au café.» Trop un ouf!

Adrien fait une nouvelle fois son rebelle: «J'ai pris que des fruits de mer et quasiment rien d'autre, parce que ce que je veux cuisiner c'est des fruits de mer.» Wow trop rock'n'roll le mec.

Nous quand on abandonne et qu'on se fait des croque-monsieur Herta.

Quant à Diego, dans un revirement totalement inédit, le candidat décide de faire un plat d'inspiration latino. Sauf qu'il oublie de fermer ses supions avec des cure-dents et que la moitié de sa farce se barre au four.

Les supions de Diego, c'est nous.

On passe à la dégustation, qui est la meilleure partie de cette semaine car elle consiste à regarder le chef Mauro manger et dire des choses comme «la couissonne, elle est bien».

On veut voir son buste au Louvre.

Martin, tout aussi béat d'admiration que nous, fait de la lèche au chef pendant la dégustation: «J'ai vraiment essayé de vous faire plaisir, parce que je vous admire beaucoup», une tentative tellement transparente que Michel «sassy» Sarran n'a d'autre choix que de lancer, malicieusement: «Hé le thème c'est les fruits de mer, pas les fayots.» Un père exemplaire.

Le chef Mauro, lui, ne se laisse pas impressionner, et maltraite les candidats en les faisant douter de la qualité de leur plat: «Vous l'avez goûté votre supion...?» Face à ces mindgames de génie, Martin ne se désarçonne pas, mais Diego s'écroule sous la pression et dit: «Oui??? Il est trop cuit???» On a l'impression d'assister à une scène de torture psychologique digne de l'expérience de Milgram (en plus doux quand même). Le petit côté sadique du chef Mauro, c'est tout ce dont on avait besoin pour pimenter notre soirée.

Mauro qui, au passage, anéantit Etchebest dans le département des citations inspirantes:

On veut Mauro comme coach de confinement.

Finalement, même s'il a oublié de décalotter son concombre de mer, Adrien remporte l'épreuve, suivi de Mallory.

Ce qui veut dire qu'Hélène Darroze est la seule cheffe à avoir encore deux candidats en lice, quelle badass. Mais à partir de la semaine prochaine, il n'y aura qu'un seul candidat par chef·fe, Hélène devra donc se séparer de David ou Mallory à la fin de l'émission.

Dernière chance

C'est l'heure de la dernière dernière chance, avec Diego et Martin sur une épreuve cabillaud.

Incroyable mais vrai, Diego fait une recette avec un côté «Amérique latine». On se moque, mais en vrai la cuisine de Diego est peut-être celle qui nous attire le plus en général. Et s'il part, il va beaucoup nous manquer, juste parce qu'il fait partie des candidats les plus fun à regarder.

L'assiette que le candidat présente aux chef·fes s'appelle «Ceviche de cabillaud, guacamole grillé et citron brûlé»: à part écrire «vamos» avec des piments dans l'assiette, on peut pas faire plus clair concernant son identité.

Quant à Martin, il ignore la légende Instagram inspirante que Philippe Etchebest lui avait pondue et décide d'arrêter de prendre des risques. Il prépare un cabillaud cuit à basse température, avec une salade de fenouil cru et coui (désolées, le chef Mauro nous habite désormais). Comme dirait le candidat, «C'est propre, c'est net, y a aucune prise de risque. [...] C'est bon, c'est juste bon.» Eh bé. Ça a effectivement l'air très très bon, mais l'absence de risques va peut-être lui coûter sa place.

Avant l'élimination, Darroze doit décider de quel candidat elle se sépare, et choisit de garder David dans sa brigade.

Et c'est Martin qui est qualifié pour les quarts de finale, ouf. Comme quoi, seuls ceux qui ne prennent aucun risque réussissent, mais pas non plus brillamment, quoi.

Pauvre Michel, sa brigade se retrouve une nouvelle fois vidée. Mallory vient le rejoindre pour la dernière ligne droite. Michel, c'est le chef le plus écolo de l'émission, il recycle tous les candidats. On sent que la pandémie l'a atteint, il a les larmes aux yeux pour Diego alors qu'ils se connaissent depuis cinq jours.

Quand tu te mets à pleurer alors que le voisin passe «Dragostea Din Tei».

Mais en vrai nous aussi, on est un peu tristes. Adieu DJ Diego. Tu vas nous manquer.

En vrac

– On ne remercie pas cette émission de nous avoir fait taper 78.903 fois le mot «pithiviers».

– Si vous voulez savoir quelles sont les séries télé préférées de Mallory, Diego et Mory, n'oubliez pas de lire notre newsletter!

– Quand t'en as marre de cuisiner cinq fois par jour et que tu veux juste qu'on te nourrisse comme un bébé oiseau:

– Entendu seulement à «Top Chef»: «Là, je râpe du café dans ma purée de topinambours aux algues.»

– En fait, si on remplace «Top Chef» par «le confinement» ça marche super bien:

– Etchebest qui s'essuie les mains sur la tenue de Martin, zéro respect:

– Ce qu'on va dire à notre corps à la fin du confinement:

– Ce qu'on va dire à notre dépression à la fin du confinement:

– Nous devant Etchebest qui essaie de partager sa philosophie de vie:

– Tous les mecs qui rajoutent des tonnes de sauce barbecue sur leurs plats:

– Ce qu'on a gribouillé sur nos murs avec le sang de nos règles après cinquante jours de confinement:

– On peut pardonner beaucoup à Diego mais on ne lui pardonnera jamais d'avoir poussé Michel à dire «vamos» autant de fois.

– Quand t'essaies de comprendre l'histoire des cartes du déconfinement:

– Quand t'essaies de voir à l'intérieur de la boulangerie pour savoir si c'est safe d'y entrer:

– Entre les voyages dans le sud de la France et les ingrédients de luxe difficiles à trouver, «Top Chef» est vraiment resté dans la timeline sympa de 2020.

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