Boire & manger

«Top Chef» saison 11, épisode 11: le récap en GIF, en acceng du Sud et en quarantaine

Temps de lecture : 11 min

Au programme, un gorille géant, des tableaux très moches et une épreuve dure pour nos nerfs.

On comptait vraiment sur l'épreuve des restaurants pour nous détendre, c'est raté. | Capture écran via M6
On comptait vraiment sur l'épreuve des restaurants pour nous détendre, c'est raté. | Capture écran via M6

Coucou tout le monde!!!!!!

Désolées de vous décevoir, ce n'est pas Justine qui est l'autrice de ce récap, mais on essaie d'invoquer son énergie pour tenir jusqu'au déconfinement.

Ce qui ne devrait pas trop être difficile, car cette semaine...

On est aussi excitées que lui.

Eh oui, ce soir, il n'y aura qu'une seule grosse épreuve, et c'est celle que la France attend avec presque autant d'impatience que le 11 mai: la fameuse épreuve des restaurants.

On n'a pas été aussi hypées depuis qu'on a vu Avengers: Endgame à 7 heures du mat' le jour de sa sortie.

Les candidats ont quarante-huit heures pour ouvrir un restaurant, en préparant de A à Z le concept, le menu et la déco. Généralement, c'est là qu'on se rend compte qu'ils ont bien fait de choisir la cuisine comme vocation plutôt que la décoration d'intérieur ou le marketing.

On pourra dire pareil du confinement, si on s'en sort un jour.

Les candidats sont divisés en équipes dépareillées: Adrien et Mallory (why not), Mory et Martin (nos préférés) et David et Diego. David a l'air complètement dégoûté d'être en binôme avec Diego, et on va vite comprendre pourquoi: ces deux-là n'ont vraiment aucune alchimie.

L'émission commence par le traditionnel choix des restaurants: les candidats visitent trois établissements un peu défraîchis et doivent se les répartir.

Pendant la visite du restaurant italien, Martin a un coup de foudre mais fait son vicieux et prétend ne pas aimer le resto pour décourager les autres candidats. Y en a un qui bien relu son Machiavel.

Mais avant d'aller plus loin… on peut parler des chaussures de David???

WHAT ARE THOSE?!?

Finalement, tous les candidats ont le restaurant qu'ils voulaient, y compris ce petit cachotier de Martin. Stéphane, le point d'ancrage moral de cette émission, se sent trahi par le subterfuge du candidat:

Le jour où Édouard Philippe va nous dire qu'en fait, le 11 mai, c'est trop tôt pour se déconfiner.

Diego et David, eux, ont hérité d'un restaurant libanais qu'ils vont devoir redécorer. En arrivant, Diego démontre une nouvelle fois ses talents de quadrilingue:

Quand on passe du lit au canapé tous les matins.

On espère que vous avez apprécié cette image de camaraderie, car ça sera la dernière entre eux. Lors de leur brainstorm, David dit qu'ils devraient faire un restaurant qui «leur ressemble», c'est-à-dire quelque chose de «net, épuré, sobre, simple». Il n'a jamais rencontré Diego ou quoi? Diego, lui, rétorque: «Je veux que ça part en couilles, je veux du piment.» On sent que cette collaboration va être laborieuse.

Quand tu te retrouves à faire un exposé avec le cancre de la classe.

Quand tu retrouves à faire un exposé avec le fayot de la classe.

Les candidats s'arrêtent sur le thème d'un restaurant-galerie d'art, et comme Diego est «jeune» et «se fait chier dans une galerie d'art», ils décident d'y ajouter un élément street art –ou, selon David, «quelque chose de complètement délirant». C'est un peu le brainstorm de l'enfer, et ça ne nous donne vraiment pas envie de retourner au travail.

Comme si ça ne suffisait pas, David imagine ensuite faire appel à un cracheur de feu, ce à quoi Diego répond: «On n'est pas au Moulin rouge.» Ce resto va être un désastre.

Les concepts absurdes ne sont pas en reste du côté de Martin et Mory. Ce dernier veut que le restaurant soit dans le thème «ville abandonnée, post-apocalyptique»: Mory, c'est le Nostradamus de «Top Chef».

Au moment d'élaborer le menu, on sent qu'ils partent un peu en vrille avec leur idée «Pêche, chasse et cueillette»: ils sont à deux doigts d'inventer un parti politique français.

Mory, lui, applique la méthode marketing de tous les restaurateurs du XIe:

Bah demande à Diego.

Sauf que «chasseur-cueilleur», ça se dit «hunter-gatherer» en anglais et qu'ils ont donc choisi l'un des mots les plus imprononçables pour des Français·es. La preuve trois secondes plus tard avec Paul Pairet, qui nous dit en voix off: «Hunter GAYTHEUREUR, c'est pas mal.» L'angoisse.

Vient l'heure de la déco, et Mory précise bien à Martin qu'il ne veut pas se «retrouver avec un tigre ou un éléphant en plein milieu du restaurant». C'est presque comme s'il le cherchait.

Cinq minutes plus tard, on voit logiquement Martin acheter un gorille géant. Les gars, on avait dit qu'on arrêtait les animaux géants en déco (on n'oublie pas la lampe cheval grandeur nature et la tête de taureau géante des saisons passées).

De son côté, Mory ne fait pas beaucoup mieux. Chargé de la déco «jungle urbaine», il achète cinq plantes et déclare avec fierté: «Mon chariot est bien plein.» Il n'a tellement pas pris assez de plantes qu'il partira dans la forêt le lendemain pour voler des branches, toujours avec sa décontraction légendaire.

Adrien et Mallory décident quant à eux de faire une baraque à frites, mais gastro. Même leur dessert sera à base de pomme de terre: fin, léger.

Fidèle à lui-même, Mallory a plus d'énergie que l'ensemble des habitant·es d'Île-de-France réuni·es.

Nous quand on fonce droit vers les cordons bleus Père Dodu au supermarché.

Le lendemain, des anciens candidats viennent épauler les équipes. C'est le retour de Gianmarco!!!!!! Et Justine!!!!!!!!! Et Gratien!!!

Gratien rejoint Martin et Mory, et on sent que Martin et Gratien sont trop contents de se retrouver.

Une histoire d'amitié digne de Fast and Furious.

Justine va dans l'équipe de David et Diego, et elle a l'air super contente de travailler avec eux. En même temps, elle est tellement positive qu'on la mettrait dans l'équipe d'Hannibal Lecter et Freddy Krueger, elle réussirait à leur trouver des qualités.

En tout cas, l'enthousiasme est réciproque, puisqu'on remarque que Diego a mis un petit cœur à côté du nom de Justine sur son menu:

Notez aussi le «Sugar and spice!!!» dans le coin à droite.

Diego décide de faire des Saint-Jacques au citron brûlé, Jean-Philippe est sans doute triggered devant sa télé.

Le pire, c'est peut-être la déco. Pendant les courses, Diego a acheté des toiles blanches pour que les deux candidats fassent leurs propres œuvres d'art. Diego et David, c'est un peu les gars qui voient un tableau de Miró au musée et se disent: «Nan mais ça je peux le faire.» Sauf que bon...

Représentation bichromatique d'un binôme en crise.

Alors que Diego s'affaire en cuisine, David se sent pousser une vocation artistique –et c'est l'enfer. C'est comme nous quand on a décidé de se lancer dans l'aquarelle pendant le confinement: personne ne veut voir ça. D'ailleurs, Michel «sassy» Sarran est de retour dans la voix off: «Euh… L'art, c'est subjectif.»

HAHAHAHAHAHA.

Le pire, c'est que le candidat est émerveillé par sa propre création: «On se retrouve vraiment dans une galerie d'art», «Je m'étonne moi-même»... On a rarement vu un tel niveau de déni. Heureusement, Diego sort le nez de sa cuisine et remet rapidement les choses au clair: «Par contre, ça c'est pas joli, David.»

On n'a jamais vu une équipe aussi bad vibes.

Il a beau avoir raison (déso), Diego est particulièrement sec, et le pauvre David commence à mal le vivre: «Je suis blessé qu'il n'en ait rien à secouer.» Certes, ses œuvres d'art sont une agression visuelle répréhensible, mais on a quand même un peu de peine.

Quand ta mère n'était pas emballée par le collier de pâtes que tu lui avais fabriqué pour la fête des mères.

Bon, passons à un truc plus joyeux: l'épreuve des restaurants, c'est l'occasion de voir les chefs dans leurs habits de ville. Et Michel Sarran, c'est vraiment LE prototype du Toulousain.

Si on devait faire un Sim «homme du Sud-Ouest», on l'habillerait comme ça, en 64 de la tête aux pieds.

Du côté d'Adrien et Mallory, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, d'autant que le lumineux Gianmarco vient de les rejoindre! Mallory est «super content qu'il soit là», et nous aussi!!!

Quand t'es tombé dans la seule équipe qui n'a aucun drama.

C'est enfin l'heure de la découverte des restos par François-Régis Gaudry, le Guillaume Canet de la critique gastro. Il découvre Food Gallery et d'humeur poète, il nous dit que «le canapé rouge, bien rouge» est «comme une espèce de bisou qu'on nous envoie de l'extérieur». Tiens, peut-être que le délire arts plastiques des candidats va lui plaire.

Ou peut-être pas…

Nos profs de lycée quand on leur parlait de nos projets d'études.

Hunteur Gayzeureur ne le laisse pas indifférent non plus. Faut dire qu'ils ont mis les gros moyens et ont carrément planté un couteau dans leur menu pour le tenir en place.

C'est pas très Vigipirate-friendly tout ça.

À la friterie, le critique est carrément reçu par un comité d'accueil admiratif.

C'est pas nous qui l'avons dit, c'est Gianmarco!

Arrive le moment de l'annonce tant redoutée, et c'est Food Gallery qui est éliminé sur la déco. Bah voilà, Diego et David, vous aviez qu'à mieux communiquer.

François-Régis Gaudry, qui n'est pas là pour déconner, explique que «les cuisiniers qui se prennent pour des artistes, ça m'a toujours fait un peu peur». Et encore, il avait pas vu David taguer son étagère!

La vraie tragédie dans tout ça, c'est qu'on n'aura pas droit à plus de Justine dans l'émission! À chaque fois, ils nous teasent un retour de notre candidate préférée, et ça ne mène jamais à rien. On commence à croire au complot.

On passe enfin au dîner. Les chefs sont sur leur 31, c'est très chou. Premier sur la liste: 140ºC, la «friterie moderne» d'Adrien et Mallory (franchement, cet épisode, c'est le bingo du marketing gastro cliché).

Les invité·es s'assoient. Il y a la table des gens ~cools~ avec François-Régis Gaudry et ses potes, qui ont l'air d'être le genre de personnes qui te redemandent ton prénom en soirée après t'avoir déjà rencontré·e six fois, et la table des parents, dans le coin, avec les chefs.

Tout le monde a l'air emballé par l'idée des chips qui pendent du plafond, mais nous, on ne pourrait pas nous payer assez cher pour manger des chips qui ont pris la poussière tout l'aprèm.

On ne va pas s'attarder sur la dégustation: tous les plats sont très réussis, les chefs n'ont aucune critique et Paul lèche carrément son assiette (beurk). Même le dessert de pommes de terre a bluffé l'assemblée. Ébé! Par contre, maintenant, on veut des frites et McDo est toujours fermé.

À ce moment de l'épisode, on se dit que ça va être chaud pour Martin et Mory, vu le sans-faute d'Adrien et Mallory. On ne sait pas ce qui nous attend!

Eux non plus. Martin et Gratien, dont l'enthousiasme est encore intact, se planquent derrière les grilles d'aération pour espionner les chefs qui arrivent.

Philip et Elizabeth Jennings, who?

C'est Mory qui accueille les invité·es en salle; il a donné de sa personne et a déchiré sa veste pour faire genre «je me suis fait attaquer par un gorille». En revanche, il ne sait toujours pas comment prononcer le nom de son resto. Devoir entendre 1.000 mauvaises prononciations de «gatherer», telle est notre peine (on aimerait juste savoir quel crime on a commis).

Premier couac, Mory passe tellement de temps à parler de sa veste et à servir le pain que l'attente en salle devient de plus en plus longue.

Comme dirait François-Régis Gaudry:

Quand tu mets un masque pour la première fois et que tu découvres ton haleine.

À ce stade de l'émission, on était déjà très très stressées, mais on se disait que la qualité du repas rattraperait ce faux pas. Comment imaginer ce qui se présageait à l'horizon? C'est comme quand on regardait les infos en janvier et qu'on se disait que le nouveau virus qui sévissait en Chine n'arriverait jamais chez nous.

Après vingt longues minutes, l'entrée arrive enfin, mais elle est loin d'emballer tout le monde. Hélène la trouve fade et Michel ne finit même pas son assiette.

Quand tu te rends compte que faire du levain, c'est vraiment de la merde.

La tension est à son comble mais le désastre survient vraiment une fois le plat servi. LE CANARD N'EST PAS CUIT. MON DIEU MAIS QUEL ENFER.

PERSONNE ne finit son assiette, et François-Régis Gaudry anéantit Mory en lui disant que «le chef n'a aucune excuse». Il a raison, mais c'est très dur à regarder et on a vraiment mal au cœur pour Martin et Mory.

Rien ne viendra sauver cette soirée, et le dessert déçoit lui aussi tout le monde. À côté de ce repas, le confinement, c'est un voyage de plaisance.

Nous tous les soirs devant notre assiette.

On comptait vraiment sur l'épreuve des restaurants pour nous détendre, c'est raté.

Pour le coup, il n'y a vraiment aucun suspense au moment des résultats. Absolument personne n'a voté pour Mory et Martin, et on a envie de leur faire un gros câlin.

Dernière chance

Les deux candidats retrouvent donc Diego et David en dernière chance. C'est la SIXIÈME dernière chance de Mory, qui pourrait carrément écrire un tuto sur le sujet, et la toute première pour Martin.

Dans un moment de mignoncité extrême, Etchebest demande à parler à Martin deux minutes pour le rebooster. Quel amour. C'est peut-être le PMS qui parle, mais on a les larmes aux yeux quand il lui dit: «C'est pas ta dernière chance, c'est peut-être ta nouvelle chance.»

Comme Yondu et Peter dans Les Gardiens de la galaxie.

Pour son plat, David plonge dans les souvenirs de son dernier circuit touristique FRAM:

C'est le genre de mec à te montrer un diapo de toutes ses photos de voyage à son retour.

Quant à Diego, à qui on ne pourra jamais reprocher d'être inconsistant, il nous raconte que pour son maïs, il va «le jouer un peu latino». SANS BLAGUE.

DJ Diego on fire.

Son inspiration? La cumbia, «une danse qui fait danser». On veut un recueil des meilleures citations de Diego.

Mory, lui, n'en est pas à son premier rodéo.

Est-ce qu'à la dixième, il a un sandwich offert?

Les chefs dégustent enfin les plats. On pensait que cette soirée nous avait achevées, on ne savait pas que le pire était encore à venir: après six dernières chances, Mory est finalement éliminé.

Un énorme coup dur, d'autant qu'il n'a même pas cuisiné pendant l'épreuve des restaurants. Sa détente légendaire, sa créativité complètement folle et ses envolées philosophiques vont beaucoup nous manquer.

En vrac

– Gros plot twist dans cette émission: on apprend que Diego est portugais et pas espagnol!!!

– Ok, l'ail noir is the new yuzu.

– D'ailleurs, Diego a fait des cromesquis avec de l'ail noir, le bingo «Top Chef» est achevé.

– Quand t'essaies de comprendre le déconfinement progressif d'Édouard Philippe:

– C'était bien l'époque où on pouvait aller au resto :'(

– Nous quand on ne trouve plus de PQ triple épaisseur au Monop':

– David nous sert une magnifique variante de «basta cosi», «basta bisou».

– Diego: «Il se passe quelque chose entre moi et ce restaurant, est-ce que ça va aller plus loin? Je ne sais pas Stéphane.» Il s'est trompé d'émission de télé-réalité là, non?

– Nous après une troisième dose de MD*:

* C'est faux, on ne prend pas de drogues.

– Quand tes seul·es ami·es sont tes voisins d'en face:

Allez, à la semaine prochaine!

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