«Pixar plane bien au-dessus de ses concurrents, estime Le Monde. Affaire de technique, mais pas seulement. Là où les équipes de Dreamworks (“Shrek” et “Madagascar”) épuisent toutes les ressources de la parodie et du pastiche, Pixar joue l'imagination et la poésie.» Le récit de la vie d'un octogénaire à un gamin rondouillet laisse place à «l'imagination déchaînée et enfantine des aventures du vieillard et du gamin dans la jungle. Le terrain a été parcouru tant de fois qu'on aurait pu croire qu'il n'y avait plus rien à inventer. Pour garder les surprises, on se contentera d'énumérer ce qu'on n'y trouvera pas : les ruines d'une civilisation disparue, des créatures ayant survécu à l'extinction de leur espèce et de féroces sauvages.»
«Le film défie toute convention, admire Variety, n'hésitant pas à tuer des personnages que l'on aime, et s'étendant sur des moments sans action. Lasseter [patron de la création chez Pixar] a rendu hommage à sa source d'inspiration, le maître de l'animation japonais Miyazaki.
Dans le Corriere della Sera, le réalisateur Pete Docteur explique que «Carl ressemble à Spencer Tracy et à Walter Matthau et, si l'on veut, Ellie, sa défunte femme, est une Catherine Hepburn anticonformiste. Le film est aussi une sorte de Western, même si Muntz [l'un des aventuriers de l'histoire] ressemble d'avantage aux pirates incarnés par Errol Flynn qu'à un cow-boy». «Là-haut — ajoute Lasseter (“Toy Story”, “Cars” — s'inscrit dans l'héritage du cinéma d'aventure hollywoodien, du temps où Hollywood rêvait et vivait la réalité».
Le film se situe «au croisement fascinant entre «King-Kong», «Le Tour du Monde en 80 jours», les grands drames romantiques des années quarante et cinquante, et l'humour désopillant d'une bande dessinée comique», analyse El Pais. «Le film parle d'espérances en temps de crise, qu''il s'agisse d'une crise financière, affective, culturelle, ou de valeur. Ce n'est pas un hasard que «Là-haut» ait été choisi pour ouvrir ce festival.»
Crédits: Disney-Pixar, «Là-Haut».