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Sept histoires d'avion pour décoller sans quitter la Terre


Matilde Meslin

Une playlist avec une mauvais empreinte carbone mais de bonnes histoires.

Sept histoires d'avion pour décoller sans quitter la Terre
Philip Myrtorp via Unsplash

Pour certains, l'avion évoque le voyage, la liberté, l'imaginaire. C'était le cas du chanteur Jacques Brel, installé aux Îles Marquises à la fin de sa vie. Dans Magma, l'instructeur de vol Jean Liardon relate sa rencontre avec l'artiste, et leur amour commun du ciel. D'autres font carrément l'amour dans le ciel, comme  cette jeune femme qui raconte sa première fois dans les airs et avec un inconnu, quelque part entre Paris et Los Angeles, dans 30 secondes chrono. 

Un vol dont elle se rappellera toute sa vie, tout comme René avec celui qu'il fit en 1962. Après avoir passé quatre jours bloqués à l'aéroport d'Alger, sa famille de pieds-noirs et lui ont pu quitter l'Algérie sains et saufs, direction la métropole. Il raconte ces quelques jours avant l'exil, adoucis par le souvenir d'un Orangina partagé en famille, dans 52-62, mon enfance en Algérie.

Pour Béatrice, coincée à l'aéroport de Marrakech  au début du Covid, le voyage ne s'est pas du tout passé comme prévu mais il lui a permis de réaliser que ce qui comptait le plus pour elle, c'était ses proches. Elle  raconte son histoire dans  l'épisode 153 de Transfert.

Mais l'avion peut aussi éloigner les familles. C'est dans un crash que Delphine a  perdu son père militaire lorsqu'elle était enfant. Des années plus tard, elle raconte ce deuil sans corps dans La Veillée. Thierry Prungnaud, lui, était à peu près sûr de trouver la mort en donnant l'assaut contre  l'avion Air France 8969 dans lequel avait lieu une prise d'otage à l'aéroport de Marignane un jour de décembre 1996. Mais pour ce gendarme du GIGN, impossible de ne pas tenter de libérer les 229 otages. Après avoir survécu à de graves blessures, il raconte cette journée qui a changé sa vie au micro de L'instant où.

Dans Un aller pour la terre,  Clément Osé fait le récit du délitement de son couple à cause d'un avion. «Autant de CO2 cramé pour quelques bières» a-t-il lâché à sa compagne citadine qui devait venir lui rendre visite en avion.  Comment s'accommoder du fait que les autres volent lorsqu'on a soi-même fait le choix d'adopter un mode de vie le plus écologique possible? C'est à cette question que tente  de répondre  Clément Osé dans cet excellent podcast sous forme de pamphlet poétique.  Une note de fin qui pousse à réfléchir et pourquoi pas à envisager d'arrêter de prendre l'avion.