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La playlist 100% ciné qui vous déroule le tapis rouge


Mona Delahais

Une playlist pour les plus cinéphiles, séjour à Cannes ou non.

La playlist 100% ciné qui vous déroule le tapis rouge
Jake Hills via Unsplash

Plutôt cinéma d'art et d'essai ou soirée Netflix? Vous suivez le festival de Cannes ou les rediffusions à la télé? Si vous avez cliqué sur cette playlist, c'est que le cinéma vous intéresse. Slate Audio a sélectionné pour vous quelques podcasts pour parfaire votre connaissance du septième art.

Que vous ayez vu Shining de Stanley Kubrick ou non, écoutez l'épisode de Vulgaire de Marine Baousson, consacré à ce classique tellement inscrit dans la culture populaire qu'elle le connaissait avant même de l'avoir vu. En parlant de film culte, Gravity avec Sandra Bullock et Georges Clooney a marqué le grand écran à sa sortie en 2013. Une production sur laquelle Guillaume a travaillé. Dans Transfert, il raconte comment, de derrière les barreaux, il est arrivé derrière les caméras: aller à l'encontre de son déterminisme social n'est pas toujours évident.

Pour Rosine Mbakam, cinéaste camerounaise vivant en Belgique, être une femme noire dans l'industrie du cinéma n'a pas toujours été simple. Celle qui souhaite se faire sa place et défendre son héritage explique au micro des Glaneuses comment elle a porté un regard «décolonisé» sur l'Afrique dans ses films. Questionner le septième art, Lucas et Anna le font aussi dans Impact en s'interrogeant sur les conséquence de la vague #MeToo, notamment au sujet des tournages de scènes de sexe, souvent sources d'abus.

Dans Mansplaining, Thomas Messias se demande pourquoi les blagues homophobes, grossophobes et misogynes de Philippe Lacheau, réalisateur du film Baby Sitting, font autant rire le grand public. Les minorités n'ont pas été épargnées par le cinéma, comme l'indique Aline Mayard, journaliste spécialiste des représentations LGBT+ dans les séries et les films, au micro de Camille: «Qu'est-ce qu'il s'est passé pour que, dans nos films, on crée consciemment ou inconsciemment des méchants qui utilisent des clichés LGBT?» La faute au code de production (ou «code Hays») mis en place dans les années 1930 à Hollywood, avance-t-elle.

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Lorsque l'âge d'or hollywoodien a façonné notre vision du grand écran, le cinéma américain remplissait les salles aux fauteuils rouges. Aujourd'hui, ce sont les offres comme Disney+ qui les vident, apprend-on dans New Deal. L'offre foisonnante des plateformes de VOD et leur succès modifient les pratiques des consommateurs. On assiste alors à un floutage des frontières, ce qui questionne Anaïs Bordages et Marie Telling dans Peak TV: avec le phénomène Netflix, va-t-on arrêter de faire la différence entre le cinéma et la télévision?