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52-62, mon enfance en Algérie

«On a partagé une bouteille d’Orangina, c’était bien»


temps d’écoute : 18 min

Des personnes en instance de rapatriement vers la France, le 09 mai 1962 à l'aéroport d'Oran, lors de la campagne des attentats de l'Organisation de l'Armée Secrète (OAS), à la veille de l'indépendance de l'Algérie. | UPI /AFP
Des personnes en instance de rapatriement vers la France, le 09 mai 1962 à l'aéroport d'Oran, lors de la campagne des attentats de l'Organisation de l'Armée Secrète (OAS), à la veille de l'indépendance de l'Algérie. | UPI /AFP

Les galettes de la vieille voisine. Le piment, les épices, les escargots à la sauce piquante, la rate farcie, l'Orangina… Et puis, évidemment, la cuisine de sa mère. Quels goûts restent, cinquante-sept ans après le départ d'Algérie? Quels souvenirs de la guerre portent-ils?

René, 67 ans, raconte à sa fille Nina ses années 52-62, ses années algériennes, celles de l'enfance et de la guerre. En cinq épisodes, il fait appel à ses sens pour se souvenir de ce que ses yeux d’enfant ont vu, de ce que son nez sentait, de ce qu’il mangeait et ne mange plus, de ce que ses mains saisissaient pour jouer, de ce que son corps ressentait sous le soleil oranais, les langues mêlées qu’il entendait au marché, les bruits sourds des armes et, parfois, des larmes. Après un premier épisode consacré à l'ouïe et un deuxième à l'odorat, le troisième est dédié au goût.

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Musique: «I don't want to do this without you (Saeptem 52/62 Cut)», Late Night Feeler

Photo: UPI/AFP