DSK mis en examen pour «proxénétisme en bande organisée» (affaire du Carlton)

Dominique Strauss-Kahn sur TF1, le 18 septembre 2011. REUTERS

Dominique Strauss-Kahn sur TF1, le 18 septembre 2011. REUTERS

C'est ce que les avocats de l'ex-directeur du FMI, qui veulent demander l'annulation, ont annoncé ce lundi soir. Dominique Strauss-Kahn déclare «n'être coupable d'aucun de ses fait».

Dominique Stauss-Kahn a été mis en examen pour «proxénétisme en bande organisée» par les juges chargés de l'affaire dite du Carlton le 26 mars 2012.

Ce sont les avocats de l'ancien directeur du FMI qui l'ont annoncé.

DSK avait été convoqué «par surprise» (son audition aurait dû avoir lieu dans quelques jours) dans l'après-midi «aux fins de mise en examen» pour «complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée» et «recel d'abus de biens sociaux».

La justice cherche à déterminer si DSK savait que les participantes à des soirées libertines auxquelles il avait pris part, notamment à Paris et Washington, étaient rémunérées.

Un des avocats de DSK a donné le point de vue de son client ce lundi soir:

«Il déclare avec la plus grande fermeté n'être coupable d'aucun de ces faits et n'avoir jamais eu la moindre conscience que les femmes rencontrées pouvaient être des prostituées.»

Selon Le Figaro, «cette mise en examen est assortie d'un contrôle judiciaire qui interdit à DSK d'entrer en contact avec les autres mis en examen, avec les parties civiles, les témoins et tout organe de presse à propos des faits objets de la procédure. Il devra s'acquitter d'une caution fixée à 100.000 euros».

Le Monde rappelle que les infractions en question sont «passibles de vingt ans de réclusion criminelle» et «3.000.000 euros d'amende» selon l'article 225-8 du code pénal.

Les avocats de DSK comptent faire «appel»: «Il va sans dire que nous demanderons l'annulation de cette décision» de mise en examen, a déclaré Me Henri Leclerc, selon l'AFP citée par Europe1. Sur Twitter, Maître Eolas, l'avocat blogueur, précisanit dès mardi soir qu'il s'agit bien d'une demande d'annulation et non pas d'un «appel», comme écrit par la presse, peut-être de manière trop hâtive:

Maître Eolas, toujours, a été interviewé par L'Express pour savoir ce que change la mise en examen pour DSK. Le juriste relève notamment que, malgré un effet médiatique négatif, cette mise en examen a un effet «bénéfique pour sa défense: son avocat aura désormais accès à l'intégralité du dossier (...) en lisant le dossier, il saura très exactement ce qu'on reproche à son client. Et pourra enfin commencer réellement son travail».

Mis à jour le 27/03 avec les précisions sur la demande d'annulation.